AGF annonce un plan de compétitivité pour la période 2009-2011
La compagnie envisage de supprimer quatre centres de gestion, employant 200 personnes, mais sans recourir à des licenciements secs
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Thomas Carlat
Pas de plan social en vue chez AGF. A l’issue du comité d’entreprise qui s’est tenu ce mercredi, la compagnie a en effet annoncé le lancement prochain d’un «plan de compétitivité» sur trois ans «au service de son développement», mais sans recourir à des licenciements. L’assureur met ainsi un terme à une rumeur qui courait depuis plusieurs jours. Dans son édition du samedi 16 février, le quotidien Le Parisien faisait en effet état d’un plan social visant à la suppression de 1.500 à 2.000 emplois. Une option qui semble écartée, à ce stade des discussions avec les représentants du personnel.
S’ils peuvent être soulagés, les salariés du groupe ne sont toutefois pas totalement épargnés par ce nouveau plan interne. Afin d’augmenter ses parts de marchés et accroître sa compétitivité, AGF entend en effet prendre toutes les mesures nécessaires concernant «l’organisation et le fonctionnement de l’ensemble de l’entreprise». La compagnie devrait investir 200 millions d’euros dans ce plan sur la période 2009-2011. Difficile pour l’heure d’en savoir davantage sur les mesures qui seront prises. «Nous sommes au tout début des discussions et des négociations avec les instances représentatives du personnel», a précisé un porte-parole d’AGF.
Toutefois, la compagnie a d’ores et déjà laissé filtrer quelques informations. L’assureur souhaite notamment accroître l’industrialisation et la spécialisation de ces sites de gestion. Dans ce cadre, AGF a annoncé la fermeture, courant 2009, de quatre centres de gestion spécialisés en santé «dont la taille apparaît trop réduite». Situés à Reims, Grenoble, Montpellier et Nice, ces sites emploient environ 200 personnes. Mais la direction s’est engagée à ne procéder à aucun licenciement. «Des propositions d’évolution professionnelle et toutes les mesures d’accompagnement adaptées seront faites aux collaborateurs de ces sites», a indiqué l’assureur. Quant au centres de gestion restants, au nombre de quinze, ils devront faire un effort de spécialisation par activité. En outre, le dispositif annoncé envisage de procéder à des formations «nécessaires à l’acquisition de compétences nouvelles» pour environ 2.000 collaborateurs. Autant de personnes susceptibles de changer de postes d’ici à 2011.
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