Alliance & Leicester subit la hausse des coûts de financement
La publication des résultats annuels d’Alliance & Leicester a reçu un accueil des plus glacials de la part de la communauté financière. Si le bénéfice d’exploitation a chuté, conformément aux attentes, de 28% à 417 millions de livres (550 millions d’euros) en raison de dépréciations liées au marché subprime de 185 millions de livres, ce sont principalement les perspectives de la banque britannique qui ont été sources de déception. A Londres, le titre a reculé de 6,8% à 492 pence mercredi, après avoir touché un plus bas niveau historique en séance à 428 pence.
«Les perspectives sont mauvaises, avec des volumes en baisse, un accroissement des coûts, des prévisions de marge taillées, un objectif de bénéfice réduit et une stagnation du dividende en 2008», déplore le bureau d’études Keefe, Bruyette & Woods (KBW), mettant par ailleurs en lumière une faible situation capitalistique. Selon l’intermédiaire financier, «le seul élément positif pourrait être l’arrivée d’un chevalier blanc (pour racheter le groupe) si le titre tombe suffisamment bas».
Alliance & Leicester a indiqué que son précédent objectif d’un bénéfice par action en 2009 supérieur d’au moins 9% à l’inflation «n’était plus approprié», à cause du ralentissement des prêts immobiliers et de la hausse des coûts de financement. «En raison des pressions sur les marchés de la dette, nous avons pris des mesures prudentes pour relever le niveau de liquidité et allonger la maturité de notre financement. Cela a un coût», a expliqué Chris Rhodes, directeur financier d’Alliance & Leicester, précisant avoir garanti les sources d’approvisionnement du groupe jusqu’au premier trimestre 2009.
La marge d’intérêt du prêteur sera dès lors affectée en 2008 par une hausse des coûts de financement d’approximativement 150 millions de livres. La banque britannique prévoit désormais une marge de 1% cette année, contre 1,07% initialement et 1,16% l’an passé.
S’il anticipe un «environnement des services financiers difficile» en 2008, Chris Rhodes a tenu à souligner que l’activité du groupe était «diversifiée et non dépendante de la performance d’un seul marché», les revenus générés par l’immobilier et l’épargne représentant 27% du chiffre d’affaires de l’ensemble des activités.
Plus d'articles du même thème
-
Stellantis et Nissan négocient la reprise de certains actifs de Marelli
Le constructeur franco-italo-américain lorgnerait les systèmes de suspension de l’équipementier, tandis que son homologue nippon convoiterait les pièces d'habitacle. -
Emmanuel Maillet (April) : "L’assurance emprunteur devient un levier de croissance pour les CGP"
La résiliation à tout moment a profondément transformé le marché de l’assurance emprunteur. Porté par l’essor de la substitution et l’arrivée de nouveaux réseaux de distribution, le secteur connaît une profonde recomposition. Emmanuel Maillet, directeur général délégué en charge des activités santé, prévoyance, emprunteur et épargne chez April, décrypte les mutations à l’œuvre et les nouvelles opportunités qui en découlent. -
OpenAI pourrait reporter son introduction en Bourse à 2027
Le créateur de ChatGPT préfèrerait patienter plutôt que de se coter à une valorisation inférieure à 1.000 milliards de dollars. L'un de ses actionnaires, Softbank, en fait les frais en Bourse. -
La demande intérieure et les services, deux atouts pour l'économie indienne
Touchée par la flambée des prix de l’énergie, l’Inde s’adapte et continue de se transformer. Depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi en 2014, le pays a mené des réformes importantes et veut gagner sa place parmi les grands de ce monde. -
Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
Pour les grandes entreprises françaises, les promesses du marché indien n'ont plus rien de théorique. Mais l'hypercroissance impose de relever nombre de défis. -
La facture électronique ne mobilise pas encore toutes les troupes
L’enquête de Spendesk pointe un paradoxe entre confiance face à la réforme et niveau réel de préparation de la part des directeurs financiers.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Canicule : Solidays annulé, la Marche des fiertés reportée sur demande du préfet de police
Face à des températures frôlant les 40 degrés à Paris ce week-end, le préfet de police Patrice Faure a contraint les organisateurs de Solidays et de la Marche des fiertés à annuler ou reporter leurs événements, sous peine d'interdiction par arrêté -
Seine colère« Emmanuel Grégoire se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue »
On assiste depuis une semaine à un naufrage dans les écoles parisiennes. Elles n’ont pu garder les enfants l’après-midi parce qu’il faisait 35 degrés dans les salles de classe, parfois davantage. Certes, beaucoup d’établissements scolaires en France connaissent pareille déconvenue durant cette canicule. Mais on n’imaginait pas qu’à Paris, après 25 ans de gestion socialo-écologiste, nous en serions à ce degré d’imprévoyance, d’impréparation et d’improvisation. -
Finances royales : au Royaume-Uni, Charles III mise sur la transparence et révèle un impôt record
Premier monarque britannique à dévoiler publiquement sa contribution fiscale, Charles III a révélé avoir acquitté plus de 30 millions de livres d'impôts depuis son accession au trône en septembre 2022, soit environ 35 millions d'euros