Dans un portrait paru dans l’Agefi Hebdo, Vincent Cornet, directeur des investissements de Malakoff Médéric déclare que Solvabilité II nous oblige à réfléchir en permanence à tous les curseurs: nous sommes passés d’une approche statique, avec de simples pourcentages d’allocation, à une approche dynamique, où tout changement a un impact direct sur la duration optimale et sur l’allocation en capital. Vincent Cornet travaille aussi à l'élaboration de modèles internes, définis à partir du modèle standard d’allocation des fonds propres (QIS 5). Finalement, avoir sa propre société de gestion, quand on en a les moyens, permet de faciliter la transparisation sur les actifs que nous impose Solvabilité II et d’accélérer la transmission d’informations, qui serait forcément plus longue avec plusieurs prestataires extérieurs, estime Vincent Cornet. Le lien avec les clients que constituent les différentes entités du groupe décisionnaires s’en trouve aussi simplifié: Quand nous avons repensé notre benchmark en intégrant des actions émergentes, nous avons souhaité que nos administrateurs comprennent tout, et nous avons pu être plus précis et transparents dans un souci de pédagogie. Cette approche nécessite une flexibilité certaine des équipes de FGA (Fédéris Gestion d’Actifs) pour être réactifs face aux marchés: Avec la nouvelle régulation, les autorités ont rendu les investissements procycliques. Tout le monde bouge dans le même sens et en même temps. Avec une marge de man??uvre limitée, qui pousse à une analyse plus fine et à l’usage de produits plus sophistiqués.
Le réseau européen des forums pour l’investissement responsable (Eurosif) a annoncé la nomination de François Passant en qualité de directeur général de l’association, en remplacement de Matt Christensen parti chez Axa IM. François Passant a notamment travaillé chez Vanguard Investments Europe en qualité d’executive director. Eurosif a également annoncé la nomination de Anders Nordheim en tant que nouveau responsable de la recherche. Anders Nordheim a précédemment travaillé en tant qu’analyste chez ISS (Institutional Shareholder Services) et conseiller financier chez un gestionnaire de fortune. Les deux nouvelles recrues seront basées à Bruxelles, le nouveau siège d’Eurosif qui se trouvait jusqu’ici à Paris.
Le département de la Justice américain enquête sur le rôle joué par la Société Générale dans le scandale Stanford, du nom de ce financier soupçonné d’une fraude à 7 milliards de dollars. La justice se demande si la banque privée du groupe en Suisse, où l’une des sociétés d’Allen Stanford avait un compte, a manqué à ses devoirs de vigilance en matière de transactions suspectes. SG Private Banking «coopère avec le département de la Justice», s’est bornée à indiquer la banque. Dans une toute autre affaire, la filiale de gestion américaine de la Société Générale, TCW, a en partie perdu le procès qui l’opposait à son ancien gérant star, Jeffrey Gundlach. Licencié fin 2009 car il préparait le lancement de sa propre structure, DoubleLine AM, le financier a certes été reconnu coupable d’avoir trahi la confiance de son employeur. Mais la banque n’a obtenu aucune indemnité et a même été condamnée à lui payer ainsi qu'à trois de ses collègues 66,7 millions de dollars d’arriérés de salaires.
En conflit depuis août 2009 au sujet d’un contrat de liquidité concernant le véhicule Havenrock II, IKB, Crédit Agricole CIB et le rehausseur de crédit américain Financial Guaranty Insurance Company (FGIC) ont conclu un accord à l’amiable, dont les termes sont tenus confidentiels. CA CIB (à l’époque dénommée Calyon) réclamait près de 1,7 milliard de dollars dans le cadre d’une plainte déposée devant la Haute Cour de justice de Londres pour fraude. «L’accord prévoit l’abandon des procédures, chacune des parties n’admettant aucune responsabilité», a expliqué IKB dans un communiqué. En octobre 2010, IKB contre-attaquait via quatre de ses véhicules en déposant plainte auprès de la Cour suprême de New York contre Crédit Agricole Securities et CA CIB. Ces véhicules les accusaient de leur avoir vendu des titres de mauvaises qualité issus de trois CDO tout en autorisant secrètement le hedge fund Magnetar Capital à en sélectionner les sous-jacents.
La banque centrale de l’Inde a relevé ses taux d’intérêt pour la douzième fois en un an et demi et entend poursuivre sa lutte contre l’inflation malgré les signes de ralentissement de la troisième économie asiatique. Le taux directeur a été relevé d’un quart de point de pourcentage à 8,25%, comme l’attendaient les marchés.
Le calendrier du déblocage de la nouvelle aide du FMI et de l’Europe et de la participation du secteur privé est encore incertain. Heureusement, la Grèce n’a plus qu’une tombée de titres longs à financer d’ici la fin de l’année. Elle devra rembourser 5,8 milliards en décembre.
Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a pressé vendredi les Européens d’utiliser le principe d’un démultiplicateur pour maximiser la puissance de tir du Fonds « zone euro » et éteindre la crise de la dette, indique Reuters. Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) dispose actuellement d’une capacité de prêt de 440 milliards d’euros. Signe des inquiétudes croissantes, Timothy Geithner a été invité de manière exceptionnelle à participer à la réunion informelle des ministres européens des Finances à Wroclaw, en Pologne. La rencontre s’est déroulée dans un climat moins tendu que redouté suite à l’intervention concertée des banques centrales européenne, britannique, suisse et japonaise visant à réintroduire des opérations de refinancement à trois mois en dollars. Dans l’attente de décisions à Wroclaw, vers midi, le CAC 40 progressait de 0,2% à 3.051 points, les banques menant toujours le mouvement, notamment Société générale qui s’adjuge 1,85%. Natixis , qui sort du CAC 40 après la clôture de ce soir pour être remplacée par Safran (-1,9%), gagne 0,12%. Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, a annoncé que les contributeurs du plan d’aide à la Grèce décideraient d’un nouveau versement en octobre prochain.
La croissance économique de l’Allemagne sera plus proche cette année de 3% que de 2,5%, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel. Cette déclaration intervient après que la fédération bancaire allemande BdB a réduit mercredi à 2,8% sa prévision de croissance du pays pour 2011, tandis que l’institut RWI a estimé que le risque d’une récession avait augmenté.
La Chine planche actuellement sur une proposition visant à permettre aux banques de titriser leurs actifs afin qu’elles puissent faire face à éventuelle diminution de la liquidité mais aussi à une possible augmentation des mauvaises créances, rapporte un journal officiel, le Shanghai Securities News. La Commission de régulation du secteur bancaire prévoit de travailler sur cette question avec la banque centrale chinoise en vue de soumettre un rapport au gouvernement. Cette idée fait toutefois l’objet de rumeurs récurrentes depuis des années.
La banque centrale de l’Inde a relevé ses taux d’intérêt pour la douzième fois en un an et demi et entend poursuivre sa lutte contre l’inflation malgré les signes de ralentissement de la troisième économie asiatique. Le taux directeur a été relevé d’un quart de point de pourcentage à 8,25%, comme l’attendaient les marchés.
Selon une enquête de Preqin, 70% des investisseurs en private equity (limited partners, LP) attendaient à fin juin un rendement de leur portefeuille de plus de 400 points de base (pb) au-dessus du rendement des marchés publics de référence contre 53% un an plus tôt. Cette évolution semble aller de pair avec la plus grande satisfaction des LP vis-à-vis de leurs investissements. Le pourcentage de LP dont les placements ont donné des rendements inférieurs à leurs attentes a été ramené de 22% à 19% cette année, tandis que 13% des personnes interrogées ont reçu de meilleures rémunérations que prévu contre 9% l’an passé. Un retour de la confiance des investisseurs est ainsi perceptible et 98% des LP interrogés envisagent de remettre au pot dans les 12 prochains mois.
Le nombre de hedge funds lancés au deuxième trimestre s’est inscrit à 280, un chiffre en légère baisse par rapport aux 298 fonds créés au premier trimestre, selon les statistiques communiquées par Hedge Fund Research.Sur les six premiers mois de l’année, le nombre de créations s’est élevé à 578, un niveau jamais vu depuis le premier semestre 2007. Les actifs gérés par les hedge funds ont atteint le niveau record de 2.040 milliards de dollars. Selon le président de HFR, Kenneth J. Heinz, le premier semestre a été particulièrement favorable pour les créations de hedge funds et le secteur est bien parti pour battre le record de 2007 où 1.200 hedge funds avaient vu le jour. Les investisseurs ont donné la préférence aux véhicules single manager, avec 245 créations au deuxième trimestre, un niveau jamais vu depuis le deuxième trimestre 2007, à comparer à seulement 35 créations de fonds de fonds. Le nombre de liquidations a légèrement augmenté du premier au deuxième trimestre, passant de 181 à 191. Les frais de gestion et les commissions de surperformance se sont inscrits en baisse d’un trimestre sur l’autre. Les frais de gestion ont reculé d’un point de base à 1,57%, les frais des fonds de fonds demeurant inchangés à 1,3%. Les commissions de surperformance ont reculé à 18,81% en moyenne au deuxième trimestre contre 18,95% un trimestre plus tôt, le taux moyen des douze derniers mois ressortant à 17,56%, son plus bas niveau depuis 2005.
Harald Espedal, le CEO de la société de gestion norvégienne Skagen, va désormais devenir également directeur des investissements. Cela permettra à Kristian Falnes, l’actuel directeur des investissements, de se concentrer sur la gestion du fonds Skagen Global, un fonds d’actions mondiales. Ce dernier avait été nommé directeur des investissements en novembre 2007. Depuis, l’équipe de gestion a grandi de 13 à 18 professionnels, tandis que les encours sous gestion ont augmenté de 70 milliards de couronnes norvégiennes à près de 100 milliards de couronnes norvégiennes. Cette réorganisation prendra effet le 1er octobre.
Lars Walter rejoint au 1er octobre l'équipe de distribution de Threadneedle Investments comme sales director pour l’Allemagne méridionale et pour une sélection de grands comptes. Il avait travaillé jusqu’en 2005 pour la société avant de rejoindre cominvest (Commerzbank) puis Fidelity Investment Managers, où il a été directeur responsable des relations avec les banques privées, les gestionnaires d’actifs, et les family offices. Il sera désormais subordonné à Werner Kolitsch, head of Germany and Austria.
Stefan Mülheim, qui était Head of Marketing chez Bridge Asset Management à Londres, a été nommé Senior Managing Director chez Sciens Fund of Funds Management Holdings, filiale de Sciens Capital Management Group.Subordonné à Stavros Siokos, président de l’activité fonds de hedge funds et de la plate-forme de comptes gérés, il sera chargé du développement de la clientèle institutionnelle dans les pays germanophones.Il s’agit d’un poste nouvellement créé pour servir en particulier les assureurs allemands confrontés à l’application de la directive Solvabilité II.