La justice américaine cible la Société Générale
Le département de la Justice américain enquête sur le rôle joué par la Société Générale dans le scandale Stanford, du nom de ce financier soupçonné d’une fraude à 7 milliards de dollars. La justice se demande si la banque privée du groupe en Suisse, où l’une des sociétés d’Allen Stanford avait un compte, a manqué à ses devoirs de vigilance en matière de transactions suspectes. SG Private Banking «coopère avec le département de la Justice», s’est bornée à indiquer la banque. Dans une toute autre affaire, la filiale de gestion américaine de la Société Générale, TCW, a en partie perdu le procès qui l’opposait à son ancien gérant star, Jeffrey Gundlach. Licencié fin 2009 car il préparait le lancement de sa propre structure, DoubleLine AM, le financier a certes été reconnu coupable d’avoir trahi la confiance de son employeur. Mais la banque n’a obtenu aucune indemnité et a même été condamnée à lui payer ainsi qu'à trois de ses collègues 66,7 millions de dollars d’arriérés de salaires.
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