« Les niveaux de spreads sur le crédit semblent exagérés »
Marie-Suzanne Mazelier et Thomas Giquel, gérants investment grade chez Amundi
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Violaine Le Gall
L’Agefi: La correction sur le marché de crédit rend-elle les obligations corporates attractives ?
Marie-Suzanne Mazelier - Thomas Giquel : Le taux de rendement moyen des obligations corporates est aujourd’hui proche de 4%, soit 4 fois celui d’un emprunt d’Etat allemand de maturité équivalente. Atteignant des niveaux de 300 pb, les primes de crédit offrent ainsi aux investisseurs une protection relative historiquement élevée. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les niveaux atteints récemment sont plus larges qu’en 2008-2009, après la faillite de la banque Lehman Brothers. Ainsi le taux de défaut implicite mesuré par ces spreads serait proche de 22% sur un horizon de 5 ans, niveau jamais atteint sur notre univers d’investissement. Donc même dans l’hypothèse d’une récession et au vu de ce qui s’est passé lors des précédentes crises de crédit, ces niveaux semblent exagérés. Les derniers résultats d’entreprises confortent cette analyse : les fondamentaux restent satisfaisants dans l’ensemble, compte-tenu de perspectives plus prudentes pour les mois à venir
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Les obligations d’entreprises nous semblent présenter une opportunité d’investissement à moyen terme. A court terme, la crise des dettes souveraines nourrit une forte volatilité des actifs risqués et une certaine défiance des investisseurs. Compte tenu des niveaux de valorisation atteints, nous profitons de ces points d’entrée pour renforcer dans un premier temps notre exposition en titres industriels de maturité intermédiaire.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
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Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
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Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante