« Les niveaux de spreads sur le crédit semblent exagérés »
Marie-Suzanne Mazelier et Thomas Giquel, gérants investment grade chez Amundi
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi: La correction sur le marché de crédit rend-elle les obligations corporates attractives ?
Marie-Suzanne Mazelier - Thomas Giquel : Le taux de rendement moyen des obligations corporates est aujourd’hui proche de 4%, soit 4 fois celui d’un emprunt d’Etat allemand de maturité équivalente. Atteignant des niveaux de 300 pb, les primes de crédit offrent ainsi aux investisseurs une protection relative historiquement élevée. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les niveaux atteints récemment sont plus larges qu’en 2008-2009, après la faillite de la banque Lehman Brothers. Ainsi le taux de défaut implicite mesuré par ces spreads serait proche de 22% sur un horizon de 5 ans, niveau jamais atteint sur notre univers d’investissement. Donc même dans l’hypothèse d’une récession et au vu de ce qui s’est passé lors des précédentes crises de crédit, ces niveaux semblent exagérés. Les derniers résultats d’entreprises confortent cette analyse : les fondamentaux restent satisfaisants dans l’ensemble, compte-tenu de perspectives plus prudentes pour les mois à venir
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Les obligations d’entreprises nous semblent présenter une opportunité d’investissement à moyen terme. A court terme, la crise des dettes souveraines nourrit une forte volatilité des actifs risqués et une certaine défiance des investisseurs. Compte tenu des niveaux de valorisation atteints, nous profitons de ces points d’entrée pour renforcer dans un premier temps notre exposition en titres industriels de maturité intermédiaire.
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Invité à l'université d'été de La France insoumise, le banquier d'affaires s'est affiché comme la caution du programme économique de Jean-Luc Mélenchon, sur la dette notamment
Leaders patronaux et syndicaux se sont donnés rendez-vous lundi pour relancer l'agenda social autonome, avant le grand coup d'envoi de la campagne présidentielle dans laquelle ils comptent bien peser
Aux universités d’été de LFI, ce week-end dans la Drôme, l’euphorie était telle qu’aucun mélenchoniste ne semblait s’alarmer des sondages donnant Marine Le Pen largement victorieuse face à leur champion au second tour