Warren Buffett serein pour ses investissements dans le secteur bancaire américain

Le PDG de Berskhire Hathaway a orchestré samedi l’assemblée générale des actionnaires à Omaha. Il y a défendu les banques américaines
Antoine Duroyon

Avec ses quelque 19 milliards de dollars investis dans des banques américaines, Warren Buffett reste un partisan farouche du secteur financier national. «Je mettrais les banques européennes et les banques américaines dans deux catégories bien distinctes», a affirmé le sage d’Omaha, à l’occasion de la grand-messe réunissant environ 40.000 actionnaires samedi dans le Nebraska. «Le système bancaire américaine est en bonne forme. Le système européen luttait pour trouver de l’air il y a encore quelques mois», a ajouté le PDG de Berkshire Hathaway. Et Warren Buffett de s’amuser des injections de liquidités à trois ans organisées en deux temps par la Banque centrale européenne. «J’aimerais avoir beaucoup d’argent à trois ans à 1%, mais je ne suis pas dans le besoin», a ironisé celui dont la société d’investissement affichait à la fin du premier trimestre une trésorerie et équivalents de trésorerie de 37,8 milliards de dollars, contre 41,1 milliards un an auparavant.

Berkshire Hathaway est le premier actionnaire de Wells Fargo, avec une participation estimée à plus de 12 milliards de dollars. La société a également injecté 5 milliards de dollars dans Bank of America l’an dernier, en échange d’actions de préférence et de warrants. Pour Warren Buffett, les 81 banques américaines ont des liquidités «qui leur sortent par les oreilles».

Aucune ombre liée à la crise de la dette en zone euro n’est donc venue obscurcir l’assemblée générale, alors que la holding a pu se targuer d’un bénéfice net de 3,24 milliards de dollars au premier trimestre, contre 1,51 milliard sur la période correspondante de 2011. La division d’assurance a notamment été plus indulgente en termes de pertes. Warren Buffett n’en reste pas moins prudent. Il a ainsi confié à ses actionnaires avoir renoncé dernièrement à une acquisition de plus de 20 milliards de dollars, sans toutefois en préciser la cible. «J’aurais dû vendre certains titres que je ne voulais pas céder», a-t-il expliqué. Il a en outre fait part de son choix d'éviter les obligations souveraines «à moyen ou long terme, tant les nôtres que celles d’autres pays», ainsi que deux géants de la technologie : Apple et Google.

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