Viveris Reim adapte son premier OPCI grand public à l’assurance vie

Outre la création d’une unité de compte, la société de gestion complète son offre en lançant un produit «vert». Commercialisations prévues fin 2010.
Valérie Riochet

Sa réputation auprès de la clientèle institutionnelle n’est plus à faire. Depuis ses bureaux parisiens et marseillais, Viveris Reim, gestionnaire d’OPCI (organisme de placement collectif en immobilier) était parvenu à s’imposer sur ce marché avec la création de onze fonds immobiliers à destination d’institutions étrangères et françaises attirées par le marché de la pierre. Or, en octobre dernier, la société de gestion a fait agréer pour la première fois deux OPCI grand public, dont l’un sera éligible à un contrat d’assurance vie (et à un compte-titres) d’une compagnie dont le nom n’est pas encore divulgué.

«Nous avons été approchés par cet assureur, retrace Henri Rémond, codirecteur de l’asset management de Viveris Reim, pour que soient enrichis ses contrats multisupports d’une unité de compte adossée à de l’immobilier.» Pour ce faire, le gestionnaire a opté pour la transformation d’une SCI Acavi (société civile à capital variable immobilier logeant ici les immeubles utilisés dans le cadre d’une assurance vie), déjà détenue par l’assureur, en SPPICAV (société à prépondérance immobilière à capital variable).

Si les lois 2006-1770 et 2006-1771 du 30 décembre 2006 autorisent la transformation d’une société en une autre et cela, sous un régime de neutralité fiscale, aucune société de gestion n’avait pour l’heure exploité cette latitude. En effet, UFG LFP s’était lancé avant l’été dans la création d’une OPCI éligible à un multisupport, en concevant de toute pièce une SCI. «Avec une valeur liquidative mensuelle, le prospectus de la SPPICAV prévoit un délai maximum de rachat des parts de 6 mois, poursuit-il. Cependant celui-ci pourra être ramené à 8 jours dans des conditions normales de marché.» Des délais largement compatibles avec ceux imposés en assurance vie dans le cadre de rachats (2 mois). Néanmoins en cas de décalage important avec le marché sous-jacent, l’assureur devra porter ce risque et organiser la liquidité nécessaire.

Parallèlement à ce produit grand public, Viveris Reim qui a noué un partenariat avec un spécialiste des énergies renouvelables et notamment des panneaux photovoltaïques, lancera un second OPCI retail qui retiendra des immeubles à haute performance énergétique. Cet OPCI de rendement sera composé d’actifs diversifiés implantés un peu en dehors de zones prime.

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