Vinci pourrait détenir les deux tiers d’un ensemble Vinci Park-Interparking
Vinci et Fortis ont annoncé hier être entrés en discussions en vue de rapprocher leurs filiales Vinci Park et Interparking. Si ce n’est que l’ensemble «serait détenu majoritairement par Vinci», aucun détail financier n’est donné, les groupes étant en train de procéder aux due diligence, avec comme objectif de parvenir à une finalisation au troisième trimestre.
Néanmoins, il est d’ores et déjà possible de se faire une idée de la structure qui pourrait voir le jour. L’ensemble regrouperait 1,3 million de places (1,09 million chez Vinci et 235.000 chez Interparking). Sur cette base, le groupe français pèserait donc plus de 80% du total.
Côté comptes, la répartition est un peu plus équilibrée. Le chiffre d’affaires 2007 a atteint 562 millions d’euros chez Vinci Park et 240 millions chez Interparking (soit une répartition de 70/30). Même chose pour l’Ebitda avec des chiffres respectifs de 194 millions et 89 millions d’euros. Autrement dit, le rendement est beaucoup plus élevé chez Interparking, avec un chiffre d’affaires et un Ebitda par place deux fois plus important que chez Vinci Park. Un facteur qui devrait peser dans la balance tout comme la marge d’Ebitda, de 37,1% chez Interparking contre 34,5% chez Vinci Park.
Concrètement, la presse néerlandaise a déjà évoqué une valorisation d’Interparking de 1,5 milliard d’euros. Un chiffre qui correspond à 16,9 fois l’Ebitda et ne heurte par les analystes. Reste à savoir quelle part de dette peut lui être affectée (Fortis ne donne pas de ventilation). En prenant un ratio de dette sur Ebitda égal à celui de Vinci (4,4), elle pourrait être de 391 millions, débouchant sur une valeur d’equity de 1,1 milliard.
En face, «nous valorisons Vinci Park à 14,5 fois l’Ebitda 2007», note Dexia. Ce qui conduirait une valeur d’entreprise de 2,8 milliards et une valorisation du capital de 1,96 milliard (la dette portée par le groupe est de 852 millions).
L’ensemble pourrait donc être valorisé un peu plus de 3 milliards en equity (4,3 milliards avec la dette), 64% revenant dans ce cas à Vinci. En prenant des ratios identiques pour Interparking et Vinci Park, Vinci pourrait même revendiquer plus de 68% de l’ensemble.
Quels que soient les réglages finaux, Vinci devrait donc être, selon toute vraisemblance, en mesure de prendre environ les deux tiers de la structure. «C’est une estimation qui paraît cohérente», confirme un analyste parisien.
Plus d'articles du même thème
-
MSCI donne un sursis à l’Indonésie
Le fournisseur d’indices a reporté sa décision de déclassement en marché frontière de la première économie d’Asie du Sud-Est à novembre, dans l’attente d’évaluer les mesures prises par Jakarta. MSCI a par ailleurs décidé d’accorder le statut de marché frontière à la Bulgarie et laisse la Corée du Sud chez les émergents. -
«Sur le rapport Draghi, le plus dur reste à faire», alerte l'Institut Montaigne
Selon le think tank libéral, si 30 % des recommandations du rapport Mario Draghi ont été appliquées, moins de 5 % des réformes les plus substantielles l'ont été. -
Le baromètre Micron rassure les marchés sur la demande liée à l’IA
Le fabricant américain de puces mémoire Micron a publié mercredi soir des résultats trimestriels et des prévisions records. Il est un des grands gagnants des pénuries de puces mémoire HBM, ayant engrangé à ce titre plusieurs contrats pluriannuels. -
Bourse Direct est de nouveau sanctionnée par l’AMF
Le gendarme de la Bourse lui a infligé une amende de 800.000 euros. Sa dirigeante, Catherine Nini, écope d’une sanction de 50.000 euros. La commission des sanctions de l’AMF leur reproche des défaillances dans le dispositif de déclaration des transactions à l’AMF et dans le dispositif de surveillance et de détection des abus de marché. -
Le dollar retrouve momentanément son trône au sein des devises
Le billet vert est tiré depuis huit jours par la perspective d’une politique de la Fed plus restrictive, malgré l’accord de paix avec l’Iran, et plus globalement par une meilleure performance de l’économie américaine grâce à l’IA. -
Volkswagen cède le contrôle de ses moteurs industriels à Bain Capital
En transférant au groupe de private equity 51% du capital de sa filiale Everllence pour 7,4 milliards d’euros, le constructeur automobile augmentera sa flexibilité financière.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
Contenu de nos partenaires
-
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ? -
Nouvelle réalitéLes pays du Golfe tentent l'apaisement avec Téhéran
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore le Qatar multiplient les initiatives pour restaurer les liens avec leur rival iranien