Vinci pourrait détenir les deux tiers d’un ensemble Vinci Park-Interparking
Vinci et Fortis, maison mère d’Interparking, sont entrés en négociations exclusives. Ils espèrent une finalisation au troisième trimestre
Publié le
Olivier Decarre
Vinci et Fortis ont annoncé hier être entrés en discussions en vue de rapprocher leurs filiales Vinci Park et Interparking. Si ce n’est que l’ensemble «serait détenu majoritairement par Vinci», aucun détail financier n’est donné, les groupes étant en train de procéder aux due diligence, avec comme objectif de parvenir à une finalisation au troisième trimestre.
Néanmoins, il est d’ores et déjà possible de se faire une idée de la structure qui pourrait voir le jour. L’ensemble regrouperait 1,3 million de places (1,09 million chez Vinci et 235.000 chez Interparking). Sur cette base, le groupe français pèserait donc plus de 80% du total.
Côté comptes, la répartition est un peu plus équilibrée. Le chiffre d’affaires 2007 a atteint 562 millions d’euros chez Vinci Park et 240 millions chez Interparking (soit une répartition de 70/30). Même chose pour l’Ebitda avec des chiffres respectifs de 194 millions et 89 millions d’euros. Autrement dit, le rendement est beaucoup plus élevé chez Interparking, avec un chiffre d’affaires et un Ebitda par place deux fois plus important que chez Vinci Park. Un facteur qui devrait peser dans la balance tout comme la marge d’Ebitda, de 37,1% chez Interparking contre 34,5% chez Vinci Park.
Concrètement, la presse néerlandaise a déjà évoqué une valorisation d’Interparking de 1,5 milliard d’euros. Un chiffre qui correspond à 16,9 fois l’Ebitda et ne heurte par les analystes. Reste à savoir quelle part de dette peut lui être affectée (Fortis ne donne pas de ventilation). En prenant un ratio de dette sur Ebitda égal à celui de Vinci (4,4), elle pourrait être de 391 millions, débouchant sur une valeur d’equity de 1,1 milliard.
En face, «nous valorisons Vinci Park à 14,5 fois l’Ebitda 2007», note Dexia. Ce qui conduirait une valeur d’entreprise de 2,8 milliards et une valorisation du capital de 1,96 milliard (la dette portée par le groupe est de 852 millions).
L’ensemble pourrait donc être valorisé un peu plus de 3 milliards en equity (4,3 milliards avec la dette), 64% revenant dans ce cas à Vinci. En prenant des ratios identiques pour Interparking et Vinci Park, Vinci pourrait même revendiquer plus de 68% de l’ensemble.
Quels que soient les réglages finaux, Vinci devrait donc être, selon toute vraisemblance, en mesure de prendre environ les deux tiers de la structure. «C’est une estimation qui paraît cohérente», confirme un analyste parisien.
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