Une voie de rémission pour l’Espagne
Avec son plan audacieux, Mario Draghi semble avoir forgé le maillon manquant à la chaîne de décisions prises au fil du temps pour surmonter la crise de la zone euro. Car une voie de rémission se dessine en particulier pour l’Espagne. On y a fait peu attention mais le président de la BCE n’imagine pas pour ce pays qu’un accord de sauvetage du type grec ou portugais, mais aussi une procédure peu connue ouverte par le sommet européen de juillet 2011. Calquée sur le modèle des lignes de précaution du FMI, il s’agit d’une ligne de crédit pouvant aller de 2 à 10% du PIB du pays considéré, soit pour l’Espagne de 25 à 120 milliards d’euros. Madrid pourrait trouver la formule moins humiliante et contraignante qu’un plan de sauvetage complet. Venant s’ajouter aux 100 milliards maximum d’aide bancaire déjà assurés, ce prêt autoriserait en outre la double intervention de la BCE sur la dette de moins de trois ans et des fonds de sauvetage européens sur le marché primaire de maturité plus longue. Mises bout à bout, ces aides de diverses natures sont impressionnantes. Elles pourraient convaincre les investisseurs privés de racheter de la dette de l’Espagne, d’autant que ni la BCE ni, dans le cas particulier de ce pays, les fonds de sauvetage européens n’auront de rang privilégié par rapport à eux. Si Madrid, mystérieux sur ses intentions, donnait rapidement corps à ce scénario, un pas considérable serait franchi vers la résolution de cette crise historique.
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