Une reprise vigoureuse devrait soutenir les marchés actions
Matthieu Grouès, directeur des gestions chez Lazard Frères Gestion
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Malgré le fort rebond des Bourses cet été, vous tablez sur une poursuite de ce mouvement. Pourquoi ?
Matthieu Grouès : Il y a un an, juste avant la faillite de Lehman Brothers, les marchés actions avaient déjà baissé de près de 30 % (MSCI World en euros) par rapport à leur plus haut, intégrant déjà une récession de grande ampleur. La forte baisse qui a fait suite s’est produite sur la base d’un scénario de dépression liée à la paralysie du système financier. Le rebond depuis les plus bas de mars s’explique par l’exclusion progressive de ce scénario. Nous sommes encore sous les niveaux qui prévalaient juste avant la faillite de Lehman, c’est à dire des niveaux correspondant à une récession. Le consensus est d’ailleurs partisan d’une reprise molle ; nous pensons au contraire que celle-ci sera très vigoureuse, justifiant une poursuite de la hausse. De plus, les ajustements très importants réalisés par les entreprises renforcent leur levier opérationnel, ce qui devrait magnifier le rebond au niveau des résultats.
Ne craignez vous pas un scénario en W ?
L’activité devrait partout bénéficier de la fin du déstockage des entreprises. Par ailleurs le résidentiel américain est en train de rebondir et les coupes d’investissement des entreprises devront être rattrapées. Outre un choc exogène, seul un resserrement hâtif des politiques monétaire et budgétaire serait de nature à entraîner une rechute. Ceci nous semble exclu, car l’absence de pressions inflationnistes, qui s’explique par l’ampleur de la récession qui s’achève, devrait permettre aux banques centrales de maintenir une position très accommodante.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances