Le graphique ci-joint représente l’évolution de notre échelle de risque sur les alphas.
Cette échelle de risque fournit un signal synthétique sur le risque de sélection. Construit à partir de mesures de dispersions (ou de variété des performances) sur les marchés des titres vifs américains et européens, il indique dans quelle mesure le risque lié à la sélection de titres ou de gérants est important (en cas de sous-diversification).
Lorsque l’indicateur vaut zéro, le risque sur les alphas ou le risque de sélection est faible. Un indicateur non nul mais inférieur au seuil (trait plein) indique un risque sur les alphas normal ou modéré. Lorsque l’indicateur est au-dessus du seuil de crise (trait plein), le risque de sélection est extrême (périodes grisées).
Il peut être alors préférable d’assumer une légère sous-performance potentielle à partir de gestions passives (ou de réduire l’erreur de suivi), plutôt que de prendre un risque de sélection devenu extrême. Notons que ces périodes se concentrent autour des points de retournement des marchés.
Dans ces conditions atypiques de marché, qui peuvent durer plusieurs semaines, l’alpha des gérants apparaît particulièrement versatile et l’identification des meilleures gestions extrêmement délicate. En régime de crise pendant plusieurs semaines, le risque sur les alphas est redevenu modéré, puis faible depuis début décembre 2011. La sélection est aujourd’hui sensiblement moins risquée avec des conditions de marché qui permettent une meilleure identification des gestions les plus performantes.
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