Une IPO se doit d’offrir 15% à 25% de décote sur la juste valeur
Alors que les introductions se font rares à Paris, des acteurs de marché ont fait hier le point sur les moyens de réussir sa cotation
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Bruno de Roulhac
Alors qu’aucune société ne s’est introduite sur le marché parisien depuis le début de l’année (si ce n’est 4 sur le Marché Libre) et qu’aucune opération n’est prévue au premier trimestre, le cabinet Salans, en partenariat avec Deloitte, EuroLand Finance et Nyse Euronext viennent de rappeler les moyens de réussir son IPO cette année.
Une nécessité pour des PME, qui veulent à la fois augmenter leurs fond propres, avoir la possibilité de payer en titres la croissance externe, offrir une liquidité aux actionnaires financiers, familiaux ou minoritaires, ou encore préparer leur transmission. Une cotation qui leur permet également de dynamiser leur image et leur notoriété, tout en motivant leurs équipes.
Si beaucoup d’entrepreneurs s’interrogent sur le moyen d’obtenir une liquidité suffisante sur leurs titres, «idéalement, proposer un flottant compris entre 25% et 35% à l’IPO permet de démarrer un parcours boursier sur de bonnes bases», explique Cyril Temin, associé chez EuroLand Finance. Pour autant la liquidité ne se limite pas à celle enregistrée quotidiennement. En effet, les trois quarts des échanges relèvent de transactions entre institutionnels, souvent hors marché, et portent sur 2% à 10% du capital.
En termes de prix d’introduction, l’usage veut que l’on applique une décote d’introduction de 15% à 25% sur la juste valeur de la société, calculée sur la moyenne des trois grandes méthodes de valorisation (cash-flows futurs DCF, comparables boursiers, référence aux dernières transactions du secteur). Une décote que «justifie un potentiel de gain à court terme pour l’investisseur», explique Cyril Temin. Et en dépit de la crise actuelle, «il reste des poches de liquidité actives et des profils d’entreprise porteurs», assure Cyril Temin, tout en reconnaissant que les valorisations actuelles ne sont plus celles de l’année dernière. De plus, la Bourse de Paris offre de multiples possibilités de cotation, par appel public à l’épargne, ou par placement privé sur Alternext ou sur le Marché Libre.
L’an dernier, 46 sociétés se sont introduites sur Euronext, levant 9,2 milliards d’euros, pour une capitalisation moyenne de 636 millions; 48 ont rejoint Alternext, levant 451 millions, et capitalisant en moyenne 45 millions; et 42 se sont inscrites au marché libre.
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