«Une grande partie des risques actuels nous semblent déjà intégrés dans les valorisations»
L’Agefi : Pourquoi conservez-vous inchangée votre allocation depuis début mars ?
Christophe Besson: Notre allocation était prudente fin 2011 et nous sommes repassés neutre en décembre. Après avoir bien profité des performances de début d’année, accentuant au passage nos expositions américaines, nous avons jugé que les motifs supplémentaires d’optimisme n’étaient plus suffisants et de ce fait réduit l’exposition actions courant mars. En effet la situation tendue au sein de la zone euro et les problèmes d’endettement augmentaient l’aversion au risque alors que la croissance économique mondiale moins forte ne jouait plus le rôle de force de rappel. Les événements récents, et le vote grec en dernier lieu, ont failli infléchir encore notre allocation mais une grande partie des risques actuels nous ont semblé déjà intégrés dans les valorisations. Nous pourrions ainsi souligner la défiance généralisée sur les marchés actions alors que les obligations corporate sont très recherchées. L’aversion au risque s’est bien exprimée.
La crise grecque vous incite-t-elle à renforcer encore votre poche de cash?
En premier réflexe bien sûr, mais de manière tactique plus que stratégique. La crise grecque agit comme un révélateur. De manière paradoxale les Etats membres devraient accélérer la mise en place de nouvelles solutions partielles mais pragmatiques avant que le verdict électoral ne tombe mi-juin. La stratégie qui consistait à gagner du temps pour reconstituer de bonnes bases doit intégrer une échéance proche et l’éventualité difficilement chiffrable et politiquement redoutable de la sortie d’un pays.
{"title":"","image":"78394»,"legend":"panel allocations»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030. -
Les lunettes connectées continuent à porter la croissance d'EssilorLuxottica
Le géant de l'optique affiche une hausse de ses revenus supérieure à 10% pour le troisième trimestre de suite. Les dirigeants confirment leurs objectifs. -
Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Le spécialiste du crédit à la consommation issu de l’activité créée par le vépéciste 3 Suisses veut s'étendre de l'Europe de l'Ouest à l'Europe centrale. Il défend le modèle de sa petite banque à distance Monabanq, dont l’objectif ne serait pas de faire du volume. -
Les échanges sur les marchés actions européens battent des records
L’activité des marchés boursiers européens au premier trimestre a atteint un niveau record depuis l’entrée en vigueur de la directive sur les marchés d'instruments financiers en 2018.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027