Une faiblesse prolongée du billet vert nous semble difficilement envisageable
Emmanuel Hurault, gérant de taux chez Groupama AM
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Violaine Le Gall
L’Agefi : Quelle est votre vision à trois mois sur l’euro/dollar ?
Emmanuel Hurault : En l’espace d’un semestre, le dollar s’est déprécié de 18 % face à l’euro. Plusieurs facteurs expliquent ce mouvement : d’une part, les plans de relance qui ont considérablement augmenté l’endettement des Etats-Unis ; d’autre part, la politique à taux zéro qui a pour la première fois, depuis 1993, positionné le billet vert comme devise de financement ; enfin, de l’autre côté de l’Atlantique, la BCE, par sa politique monétaire, ancre les anticipations d’inflation à long terme et favorise ainsi sa devise.
Même si cela peut se poursuivre à court terme, la faiblesse prolongée du billet vert nous semble difficilement envisageable. Trois raisons principales à cette conviction : le décalage de conjoncture économique en faveur des Etats-Unis, le probable futur décalage dans les politiques monétaires et enfin la faible probabilité que les Etats-Unis laissent leur monnaie perdre son statut de devise de réserve mondiale. A trois mois, le dollar devrait donc entamer un rebond.
Quels éléments vous permettent de tabler sur un léger rebond de la livre face à l’euro à six mois ?
Le renforcement de la livre a été violemment interrompu lorsque la BoE a annoncé une augmentation de son programme d’assouplissement quantitatif. Seule une forte volonté politique pourrait affaiblir la livre car tout est là pour qu’elle se renforce : une économie qui montre des signes de redressement ; un secteur bancaire qui bénéficie de la pentification des courbes et de la hausse des actions ; les prix de ventes de l’immobilier qui continuent de se redresser ; enfin, la consommation qui se maintient.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
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