Une Europe en plusieurs cercles se dessine pour davantage de clarté
Le renforcement du contrôle sur la Grèce a fait l’objet de discussions en marge de la rencontre entre chefs d’Etat et de gouvernement hier à Bruxelles
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Florence Autret, à Bruxelles
Le Conseil européen du 30 janvier 2012. Photo: The Council of the European Union.
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Le pacte fiscal obtenu par Berlin le 9 décembre dernier devrait être signé le 1er mars lors du prochain Conseil européen par 25 pays et non 26. A la dernière minute, le chef du gouvernement tchèque a en effet évoqué un «problème constitutionnel» pour se retirer. Le président français s’est réjoui hier soir de ce pas vers une Europe à plusieurs cercles: 27 pays pour le marché intérieur, 25 pour les questions de compétitivité et 17 pour la monnaie commune. «Je crois très sincèrement que ce travail de clarification est nécessaire» a avancé Nicolas Sarkozy. «L’Europe fonctionne avec des compromis mais il y a un moment où quand le compromis va trop loin, il menace tout l’édifice».La Pologne qui s’inquiétait d’être tenue à l’écart n’a rien obtenu d’autre que le principe selon lequel dès que les questions de compétitivité seront abordées tous les Etats non membres de la zone euro mais qui souhaitent y entrer seront conviés.Le traité sur le mécanisme européen de stabilité portant la capacité d’intervention de l’eurozone à 500 milliards d’euros devrait être signé lors de la prochaine réunion des ministres des finances en février.
La chancelière allemande, de son côté, a insisté sur le caractère «ouvert» du nouveau pacte, qui prévoit l’introduction d’un frein à l’endettement de rang constitutionnel dans les ordres juridiques nationaux. «Je ne peux imaginer que la France ne le transpose pas», a-t-elle souligné en référence à l’intention affichée par le candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, de renégocier le traité.
Un train de mesures axées sur le chômage et le soutien aux PME, portant sur plus de 80 milliards de fonds européens disponibles d’ici fin 2013, esquissé lundi dans une déclaration, devrait être précisé lors du Conseil européen de mars.
S’agissant de la Grèce, «nous avons bon espoir qu’elle fasse l’objet d’un accord définitif dans les quelques jours qui viennent», a également dit le président français, sans confirmer ni infirmer les rumeurs de prochain conseil européen sur le sujet. Après la fin des discussions entre chefs d’Etat, dans la nuit, des discussions se poursuivaient à Bruxelles entre experts de la chancellerie fédérale, l’Elysée, le Premier ministre grec, la BCE et le Conseil européen au sujet du deuxième plan grec de 130 milliards d’euros et du renforcement du suivi de la mise en œuvre du programme grec défendu par Berlin.
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