Vedette du Forum de Davos, Emmanuel Macron a pu s’y prévaloir de ses résultats sur le terrain des réformes. Mais en économie, il n’est pas de résultats qui vaillent sans contexte. Or celui dont bénéficie le chef de l’Etat est remarquablement favorable. Les prévisions de croissance mondiale, relevées par le FMI, dessinent le meilleur environnement économique depuis près d’une décennie. Et la France en profite, en termes d’emploi et de finances publiques. Pour autant, le bilan économique est-il satisfaisant ? La vérité est qu’il reste au mieux contrasté, ce qui, dans des circonstances aussi souriantes, n’est pas un compliment. Plusieurs voix respectées viennent de souligner que, pour l’économie française, l’essentiel reste à faire. Sur deux terrains au moins, le chantier est à peine ouvert : les finances publiques et la compétitivité. Ne vous en étonnez pas : le premier commande le second.
La Cour des comptes, par la voix de son président, martèle ce que Bruxelles a aussi constaté : l’effort sur la dépense publique appartient beaucoup au discours et peu à la réalité. Le recours sans précédent du Trésor à l’emprunt l’atteste. L’amélioration du solde budgétaire en fin d’année tient à la conjoncture, non à une quelconque rigueur dans la dépense. Or les engagements pluriannuels de baisses d’impôts grèveront les recettes à venir. Certes, le chef de l’Etat assure n’avoir pas renoncé à baisser de trois points de produit intérieur brut la dépense publique, de cinq points la dette publique et d’un point les prélèvements obligatoires. Mais selon quel cheminement ? Il est douteux que les premières décisions du comité interministériel de la transformation publique début février soient à la hauteur du défi ; et dangereux de croire que la croissance financera l’essentiel du redressement. Sous ce rapport, le bilan est bien décevant.
Il n’est guère meilleur sous celui de la compétitivité qui ne rime pas forcément avec attractivité. L’institut COE-Rexecode relève que la part des exportations françaises de biens et services dans celles de la zone euro a encore reculé en 2017 pour passer sous les 13 %. Elle était de 17 % en 2000. La conséquence est une balance courante en déficit historique. Là aussi, au-delà du CICE, les mesures fortes manquent. La réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage sera-t-elle à la hauteur des enjeux ? Les premiers échanges entre partenaires sociaux ne laissent rien augurer de bon. La conséquence, c’est le gouverneur de la Banque de France qui la tire : « Notre écart négatif persiste avec la croissance européenne, d’un demi-point environ ». Tant qu’il ne s’inversera pas et que les déficits publics n’auront pas rompu avec leur profil actuel, la volonté de percée institutionnelle franco-allemande clamée à Paris ne sera guère plus que de l’incantation. Ce sont les chiffres qui tireront la réforme comme les bœufs la charrue, et non « l’effet Macron », aussi habile que soit notre jeune Président.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable