«Une baisse de l’euro sous 1,20 est possible à court terme»
L’Agefi: Pourquoi tablez-vous sur une chute brutale de l’euro/dollar d’ici trois mois?
Matthieu Louanges : D’après nos analyses, le taux de change d'équilibre, justifié par les fondamentaux tels que les parités de pouvoir d’achat, se situe à environ 1,20 dollar pour un euro. Compte tenu du niveau très élevé d’incertitude concernant la zone euro, il est probable que la baisse de l’euro continue à court terme et soit même exagérée par rapport à ce taux neutre. La prime de risque de l’euro vis-à-vis des autres monnaies, comme le dollar, devrait continuer à augmenter pour refléter cette incertitude et l’accroissement de la volatilité escomptée par les marchés. Les mouvements de capitaux vers l’extérieur de la zone euro pèse aussi sur la monnaie unique. Après des mouvements de capitaux au sein de la zone, de la périphérie vers le centre, on observe des flux de l’euro vers les autres devises, comme le franc suisse, le dollar ou le yen. Ces flux illustrent une augmentation de l’aversion au risque vis-à-vis de l’euro et une fuite vers des monnaies jugées plus sûres.
Les inquiétudes sur la zone euro profiteront-elles plus au dollar ou au yen?
Les inquiétudes sur la zone euro ne devraient pas favoriser davantage le dollar ou le yen. Les deux monnaies devraient en profiter également, au moins à court terme. La baisse de l’euro récente s’explique avant tout par un changement de valorisation vis-à-vis des monnaies refuges. Ces monnaies bénéficient d’une hausse de l’aversion pour le risque. Le franc suisse a continué d'être particulièrement influencé par l’activisme de la banque centrale suisse, qui est intervenue massivement pour bloquer l’appréciation de sa monnaie contre l’euro.
{"title":"","image":"78397»,"legend":"panel devises»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030. -
Les lunettes connectées continuent à porter la croissance d'EssilorLuxottica
Le géant de l'optique affiche une hausse de ses revenus supérieure à 10% pour le troisième trimestre de suite. Les dirigeants confirment leurs objectifs. -
Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Le spécialiste du crédit à la consommation issu de l’activité créée par le vépéciste 3 Suisses veut s'étendre de l'Europe de l'Ouest à l'Europe centrale. Il défend le modèle de sa petite banque à distance Monabanq, dont l’objectif ne serait pas de faire du volume. -
Les échanges sur les marchés actions européens battent des records
L’activité des marchés boursiers européens au premier trimestre a atteint un niveau record depuis l’entrée en vigueur de la directive sur les marchés d'instruments financiers en 2018.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027