«Une baisse de l’euro sous 1,20 est possible à court terme»
Matthieu Louanges, executive vice president de Pimco Europe
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi: Pourquoi tablez-vous sur une chute brutale de l’euro/dollar d’ici trois mois?
Matthieu Louanges : D’après nos analyses, le taux de change d'équilibre, justifié par les fondamentaux tels que les parités de pouvoir d’achat, se situe à environ 1,20 dollar pour un euro. Compte tenu du niveau très élevé d’incertitude concernant la zone euro, il est probable que la baisse de l’euro continue à court terme et soit même exagérée par rapport à ce taux neutre. La prime de risque de l’euro vis-à-vis des autres monnaies, comme le dollar, devrait continuer à augmenter pour refléter cette incertitude et l’accroissement de la volatilité escomptée par les marchés. Les mouvements de capitaux vers l’extérieur de la zone euro pèse aussi sur la monnaie unique. Après des mouvements de capitaux au sein de la zone, de la périphérie vers le centre, on observe des flux de l’euro vers les autres devises, comme le franc suisse, le dollar ou le yen. Ces flux illustrent une augmentation de l’aversion au risque vis-à-vis de l’euro et une fuite vers des monnaies jugées plus sûres.
Les inquiétudes sur la zone euro profiteront-elles plus au dollar ou au yen?
Les inquiétudes sur la zone euro ne devraient pas favoriser davantage le dollar ou le yen. Les deux monnaies devraient en profiter également, au moins à court terme. La baisse de l’euro récente s’explique avant tout par un changement de valorisation vis-à-vis des monnaies refuges. Ces monnaies bénéficient d’une hausse de l’aversion pour le risque. Le franc suisse a continué d'être particulièrement influencé par l’activisme de la banque centrale suisse, qui est intervenue massivement pour bloquer l’appréciation de sa monnaie contre l’euro.
Le président de la Fed a échoué le 29 juillet à rendre crédible sa posture de «faucon», comme le montrent les réactions de marché à la suite de sa conférence de presse. Sa stratégie de communication devra évoluer.
Les profits du groupe coréen se sont envolés mais les investisseurs continuent à se détourner des fabricants de puces mémoire après les avoir portés aux nues ces derniers mois.
Wendel Investment Managers représente désormais 37% de l'actif brut. Le programme de rachats d'actions de la holding bouclé fin juillet soutient son actif net réévalué.
Porté par un chiffre d'affaires en hausse sur les six premiers mois de l'année, le groupe de services numériques table désormais sur une croissance de 8,5% à 9% pour 2026, contre 6,5% à 8,5% précédemment.
Selon l’Insee, la France a renoué avec la croissance au deuxième trimestre après un premier trimestre en recul à -0,1 %. Les chiffres sont légèrement inférieurs aux attentes
Le nouveau leadership à Téhéran fait monter la pression militaire, quitte à risquer l'escalade, s'éloignant de l'attitude prudente du précédent Guide suprême Ali Khamenei
Dans le cadre des discussions sur son prochain budget, la Commission plaide pour l'embauche de 2 500 nouveaux employés dans les institutions européennes