Un second tour inattendu provoque l’enthousiasme du marché brésilien
Populisme contre réformisme, c’est ainsi que l’on peut résumer schématiquement ce que sera le second tour des élections au Brésil. Ce sont ainsi deux visons opposées que proposent les candidats, pour l’économie de l’un des plus importants pays émergents.
Les émergents sont passés par des moments difficiles au cours des 2 à 3 dernières années, essentiellement le fait d’une perte relative de compétitivité, de déficits des paiements courants, d’inflation parfois non maîtrisée et d’un endettement grandissant. Mais certains ont entrepris des réformes importantes visant à libéraliser le secteur productif et les marchés financiers, réduire la dépendance aux exportations, tout en maîtrisant l’inflation.
Le Brésil ne fait pour l’instant pas partie de ces «bons» élèves et affiche encore des déficits «jumeaux», à savoir combinaison d’un déficit budgétaire (3,4% du PIB) et d’un déficit des paiements courants (3,8% du PIB). Plusieurs raisons à cela: une trop forte dépendance aux exportations de matières premières à l’heure où l’économie chinoise et les prix des matières premières ralentissent, une perte de compétitivité pesant sur les exportations, des importations toujours élevées malgré la baisse du real, notamment en raison de la hausse du salaire minimum et de la croissance importante du crédit. Cette dernière représente également un risque systémique potentielsur le système financier. Au total, bien des chantiers à attaquer de front pour celui ou celle que les Brésiliens choisiront à l’issue du second tour des élections le 26 octobre prochain. Les marchés de leur côté ont fait leur choix, mais ce sont les urnes qui décideront.
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