Un modèle interne pour libérer 1,9 milliard d’euros
C’est l’une des subtilités des normes de solvabilité Bâle II. Plutôt que d’utiliser un modèle standard pour noter leurs contreparties et calculer leur besoin de fonds propres, les banques peuvent utiliser un modèle interne. Problème : la Commission bancaire n’a toujours pas validé celui de l’Ecureuil. Celui-ci compte pourtant sur l’utilisation de ce modèle interne pour libérer davantage de fonds propres durs (Tier 1) dans les Caisses d’Epargne. Celles-ci voient déjà leurs exigences en fonds propres abaissées de 1,5 milliard grâce au passage à Bâle II " méthode standard ", mais le groupe estime qu’elles pourraient encore économiser 1,9 milliard d’euros supplémentaire. Ce gain se ferait progressivement jusqu’en 2011. Reste à obtenir le feu vert de la tutelle. « La mise en cause des régulateurs (…) ainsi que les interventions sur les limitations de l’autorégulation pourraient conduire la Commission bancaire à se montrer plus drastique dans les choix et acceptations de modèle », estime le cabinet Sacef dans son rapport d’expert remis aux syndicats du groupe. A la CNCE, on indique que les discussions avec la tutelle suivent leur cours. Les dirigeants ont bon espoir de décrocher un accord en 2008.
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