Un mauvais alpha peut révéler un bêta caché

AAA

Le graphique ci-contre montre la relation entre la rentabilité excédentaire moyenne des gérants actions européennes (relativement au MSCI Europe TR en Euros) et la prime petites-larges capitalisations sur le marché des actions européennes.

Cette prime petites-larges capitalisations est mesurée par la différence de performance entre l’indice MSCI Europe petites capitalisations et l’indice MSCI Europe larges capitalisations.

La relation apparaît positive. Le coefficient de corrélation est de l’ordre de 40% et le coefficient de détermination d’une régression économétrique est d’environ 33%. Cela signifie qu’un tiers des variations de la rentabilité moyenne excédentaire des gérants actions européennes est expliqué par les performances relatives des petites et grandes capitalisations.

Ce graphique permet de comprendre pourquoi la performance relative des gérants actions a été aussi faible depuis fin mars 2014 avec une sous-performance de 320 pb. Cette importante contre-performance est davantage liée à une exposition globalement positive aux petites capitalisations, qui ont montré des performances très négatives, qu’à une destruction d’alpha.

Structurellement, la plupart des indices de référence sont des indices larges capitalisations. Un gérant qui souhaite battre son indice va s’exposer mécaniquement aux petites capitalisations qui, on le sait, représentent un facteur de risque systématique. Il convient donc d’être particulièrement attentif aux expositions sous-jacentes des portefeuilles.

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