Un marché actions américain légèrement décoté
Le graphique ci-contre montre la relation négative (géométrique) entre le PER de l’indice S&P500 et l’inflation sous-jacente aux Etats-Unis. Le cercle de couleur correspond au PER et à l’inflation estimée en mars 2014.
Le PER est calculé à partir du bénéfice par action sur douze mois. L’inflation correspond au taux de croissance de l’indice des prix à la consommation hors alimentation et énergie (sur douze mois glissants). Cette mesure permet de retirer les composantes les plus transitoires pour se concentrer sur la tendance de l’inflation.
Il faut en effet considérer le niveau des PER relativement à l’inflation qui affecte les primes de risque. Ainsi, le PER de l’indice S&P500 supérieur depuis quelques mois (18 en mars 2014) à sa moyenne de long terme (16 depuis 1973) conduit certains stratégistes à anticiper des rendements beaucoup plus faibles pour les années à venir.
Or si on considère le niveau du PER relativement au niveau de l’inflation sous-jacente, l’indice S&P500 apparaît plutôt légèrement décoté.
Non seulement une inflation modérée conduit à une prime de risque plus modeste et donc à un PER plus élevé, mais il semble que la dispersion des PER est plus large lorsque l’inflation sous-jacente est inférieure à 3%.
Le niveau de valorisation du marché américain ne semble donc pas pour le moment un sujet d’inquiétude, d’autant que l’accélération de la croissance attendue pourrait redonner un nouveau souffle à la valorisation du marché américain.
{"title":"","image":"80835»,"legend":"Relation n\u00e9gative entre le PER du S&P500 et l\u2019inflation sous-jacente aux Etats-Unis.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Spirit Airlines a fini par succomber à la hausse du prix du kérosène
L’échec d’un ultime plan de sauvetage proposé par l’administration Trump a entraîné la cessation immédiate et définitive des activités de la compagnie américaine à bas coût. -
Le panel de L’Agefi voit les taux de plus en plus élevés
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen. -
Les grandes banques espagnoles maintiennent le cap malgré la guerre au Moyen-Orient
La vitalité de l'économie du pays et la diversification des modèles soutiennent la trajectoire des principaux acteurs bancaires. -
Le potentiel de progression des marchés actions est désormais très limité
Les indices européens et américains sont attendus en hausse de 2 % à 3 % en six mois et de 6 % à l'horizon d'un an. Les perspectives sont encore plus réduites pour le Nikkei, qui a pris beaucoup d’avance, avec un gain de 18 % depuis le début de l’année. -
Les investisseurs en crédit se montrent prudents mais confiants
Les sociétés de gestion du panel crédit de L’Agefi restent majoritairement dans la neutralité quant à leur exposition au crédit et aux perspectives à un mois. Une douzaine d’entre elles optent toutefois pour la surpondération sur cette classe d’actifs. -
La BCE donne rendez-vous pour une hausse de taux en juin
Alors que les marchés font déjà une large partie du travail de durcissement des conditions financières en anticipant trois hausses de taux cette année, la présidente Christine Lagarde a insisté sur la nécessité d’une "fonction de réaction" de la BCE face à l’inflation. Elle a seulement évité d’ajouter «quelle que soit la suite».
ETF à la Une
Schroders lance un ETF actif sur les actions américaines en Europe
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- iShares lance quatre ETF en lien avec le mouvement de démondialisation
- Finaltis reprend Kirao AM
- L'IA pourrait réduire les coûts des gestionnaires d’actifs de 25% à 35% d'ici à cinq ans
- AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
Contenu de nos partenaires
-
MultirécidivistePrésidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon à l’assaut du second tour, pour la quatrième fois
Dimanche, au 20 heures de TF1, Jean-Luc Mélenchon devait officialiser sa quatrième candidature à la présidentielle. Un départ anticipé, devenu sa marque de fabrique, avec en ligne de mire ce duel de second tour, sans cesse prophétisé mais jamais concrétisé, face au RN -
Matignon, on a un problèmeCroissance nulle : le crash budgétaire menace
Avant même l'impact de la guerre au Moyen-Orient, la croissance a calé au premier trimestre. La (mauvaise) nouvelle a surpris Bercy. Les hypothèses du gouvernement sont déjà hors d'atteinte. La pression monte sur le Premier ministre -
EditorialCarburants : TotalEnergies, plus responsable que toute la classe politique
Dans un concert d'impostures, TotalEnergies maintient le plafonnement de ses prix, alerte sur une possible crise de l'approvisionnement, prépare l'avenir en consacrant un tiers de ses investissements aux énergies bas carbone, s'affirme comme un acteur clé de la souveraineté énergétique française