« Un euro/dollar jusqu’à 1,60 est le bienvenu pour la conjoncture américaine »
L’Agefi: Pourquoi l’euro/dollar pourrait-il grimper à 1,55 d’ici à trois mois?
Sabine de Lépinay: La politique actuelle de la Banque centrale européenne est, selon nous, le principal élément favorisant la hausse de l’euro face au dollar. Elle a débuté un cycle de hausse des taux en avril afin de freiner l’impact de l’inflation et nous anticipons un resserrement complémentaire dès le mois de juin. Or, ce discours moins accommodant est éloigné de celui tenu par la Fed qui a encore confirmé la semaine dernière le statu quo et son souhait de mener à terme son second plan d’aides quantitatives (QE2). Les investisseurs privilégieront donc dans les prochains mois les placements en euro. Nous remarquons aussi que les autorités américaines sont très à l’aise avec un dollar faible et qu’une parité euro/dollar ‑jusqu’à 1,60 environ‑ est la bienvenue pour la conjoncture américaine.
Une hausse des taux de la BoE sera-t-elle favorable à la livre?
La position de la BoE se situe aujourd’hui entre celles de la BCE et de la Fed. La majorité de ses membres est favorable au maintien d’une politique accommodante. Le pays fait par ailleurs face à une montée importante de l’inflation. Nous n’attendons de ce fait qu’une, voire deux hausses des taux d’ici à la fin de l’année. Cela favoriserait davantage la livre sterling face au dollar. Cependant, le rythme de hausse envisagé devrait rester plus modéré que celui anticipé pour la zone euro, et le niveau des taux anglais est beaucoup plus bas que ceux de la BCE. Nous ne pensons donc pas que les investissements se reporteront suffisamment vers cette devise pour qu’elle se réapprécie fortement contre l’euro.
{"title":"","image":"77050»,"legend":"Robeco»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Generali suit son chemin sans se laisser distraire
L’effervescence du secteur bancaire italien alimenté par de putatifs projets de consolidation ne perturbe pas le premier assureur du pays qui ne dévie pas d’un pouce de sa trajectoire stratégique. Cette posture profite plutôt à Generali qui présente de solides résultats au premier semestre. -
L’hémorragie se poursuit sur le secteur des semi-conducteurs
Après la correction de juillet, les valeurs de semi-conducteurs peinent à rebondir face aux attentes hors normes des investisseurs. -
L’optimisme accru de Siemens laisse les investisseurs sur leur faim
La moindre croissance relative des automatismes et logiciels industriels du groupe allemand a éclipsé le relèvement de sa prévision de bénéfice par action pour l’exercice en cours. -
L’émission obligataire d’AT&T reflète une approche plus prudente des investisseurs
Le géant américain des télécoms a réalisé fin juillet une émission obligataire jumbo en cinq tranches, en euro et en livre sterling, rare en cette période estivale. Mais après un mois de juillet chahuté, les investisseurs réclament plus de prime et préfèrent des durations courtes. -
Triodos IM nomme un nouveau directeur de la division actions et obligations à impact
Avec le départ à la retraite de William de Vries, le gestionnaire d’actifs néerlandais a décidé de nommer Jorik van den Bos pour le remplacer. -
Diageo se met au régime sec pour ressourcer sa croissance
Englué depuis des années, le géant britannique des spiritueux adopte un plan d’économies d’un milliard de dollars. Pour mieux réinvestir et se réinventer.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- BNP Paribas est reconduit comme banque dépositaire par la caisse de retraite obligatoire des experts-comptables italiens
- Gestion d'actifs : le bilan de juillet 2026
- BlackRock lance la tokenisation de ses fonds monétaires UCITS en Europe
- Goldman Sachs AM lance une plateforme d’investissement basée sur l’IA
- Allianz valorise Pimco au moins 31,8 milliards d’euros en rachetant ses actionnaires minoritaires
Contenu de nos partenaires
-
ConvergencesDroite et centre : un programme (déjà) commun pour 2027
En attaquant Gabriel Attal pour plagiat, David Lisnard montre qu'il existe quelques grands axes politiques autour desquels les candidats de l'ex-majorité présidentielle et Les Républicains peuvent s'entendre -
Présidentielle : la bataille du « socle commun » passe aussi par le Sénat
Les sénatoriales ne devraient pas bouleverser les équilibres de la Chambre haute. Mais l’arrivée probable d’un groupe RN et l’affaiblissement de la droite qu’elle entraînera, pourrait transformer le Palais du Luxembourg en terrain d’expérimentation de la présidentielle -
Spiritisme« En maintenant caché le Guide suprême, le régime iranien veut semer la confusion »
Le président iranien a évoqué une communication « difficile » avec Mojtaba Khamenei, qui n'est toujours pas apparu en public