Trois plates-formes se disputent le marché des obligations corporates en euros

Après ceux de Nyse Euronext et TradingScreen, le projet de MTS pour le marché secondaire a été jugé conforme aux attentes de la Place
Alexandre Garabedian

Mission accomplie pour le Comité Cassiopée. La structure de place chargée d’examiner la création de plates-formes obligataires de négociation de la dette d’entreprise en euros a mis fin hier à ses fonctions, non sans avoir donné un avis favorable à un troisième projet, celui de l’italien MTS. Nyse Euronext, fin juillet, et TradingScreen, début août, avaient déjà été adoubés par le Comité Cassiopée. Les trois projets ont été jugés conformes à «l’expression des besoins» que toutes les parties prenantes – banquiers, courtiers, émetteurs, investisseurs – ont élaborée en début d’année.

MTS, filiale du London Stock Exchange spécialisée dans le trading électronique de la dette souveraine en euros, espère lancer sa plate-forme corporate en France au cours du premier trimestre 2011. Un horizon comparable à celui de Nyse Euronext. TradingScreen, un groupe fondé en 1999 par des anciens de Credit Suisse, espère pouvoir se lancer dès décembre.

Avant que ces systèmes multilatéraux de négociation, basés sur un carnet d’ordres et des prix affichés en temps réel, ne deviennent opérationnels, plusieurs points restent à régler. Le principal tient aux liens de ces MTF avec des chambres de compensation. «L’infrastructure de post-marché est le point le plus critique, reconnaît Angelo Proni, président de MTS France. Nous discutons avec LCH.Clearnet SA sur les corporates principalement français, mais aussi avec la Cassa di Compensazione e Garanzia en Italie et LCH.Clearnet Ltd à Londres». Le projet de Nyse Euronext, baptisé NYX BondMatch, est également censé s’appuyer sur LCH.Clearnet, tout comme Galaxy, la plate-forme de TradingScreen.

Les tarifs qui seront pratiqués par ces différentes MTF constituent l’autre inconnue. Ils devraient varier en fonction des volumes et au bénéfice des apporteurs de liquidité.

Un quatrième groupe est sur les rangs, mais à un stade beaucoup moins avancé. Il s’agit d’Euro SLX, une société italienne lancée en 2000 par UniCredit, et sur laquelle les banques du pays traitent des obligations pour le compte de leur clientèle de particuliers. Elle envisage de transposer cet outil dans l’univers institutionnel, mais aucune décision n’est encore prise. «Le Comité a estimé qu’il lui était difficile d’exprimer une opinion sur un MTF existant dans les mêmes termes que sur un véritable projet», indiquait hier Cassiopée.

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