« Tout concourt à une évolution favorable des actions »
L’Agefi: La crise grecque ne vous incite-t-elle pas à adopter un portefeuille plus défensif?
Philippe Troesch: La crise grecque et la crise des finances publiques nous a conduits à réduire notre exposition en Europe. D’une manière générale, nos portefeuilles ont toujours été défensifs et nous pensons que les valeurs financières, notamment les banques qui ont fait la hausse en 2009, vont devoir accepter une baisse de leur rentabilité, d’une part en raison d’exigence de fonds propres relativement élevée, d’autre part par la baisse des revenus de la banque de financement et d’investissement (BFI) en raison de réglementations de plus en plus sévères. Notre allocation défensive se traduit également par une concentration sur des valeurs de la zone euro core au détriment des valeurs de la zone périphérique. Nous pensons que malgré le plan de soutien, la situation de la Grèce, mais également celle du Portugal, vont être délicates à gérer sur un plan économique mais aussi social.
Comment justifiez-vous votre surpondération sur les actions?
Nous restons positifs sur les marchés actions car les fondamentaux économiques montrent une phase de reprise consistante. Les zones émergentes restent toujours des domaines d’opportunité pour les actions et aux Etats-Unis l’activité économique semble s’accélérer. La valorisation des actions reste intéressante car les PER 2011 sont en dessous de leur moyenne historique et les hausses de taux d’intérêt devraient rester modérées voire inexistantes en Europe pour l’année 2010. Tout concourt à une évolution favorable des actions d’autant que la hausse depuis le début de l’année reste modérée et que certains marchés comme la France sont toujours légèrement en recul.
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