Les résultats 2007 portent les fruits de la stratégie de croissance rentable initiée voilà plusieurs années
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Yves-Marc Le Reour
«Sécuriser un monde global et en tirer des sources de croissance.» C’est ainsi que le PDG Denis Ranque a résumé la mission de Thales lors de la présentation des résultats annuels supérieurs au consensus. L’ex-Thomson-CSF a dégagé l’an passé un résultat opérationnel courant de 936 millions d’euros, soit une marge passée de 7,3 % à 7,6 % des revenus, ces derniers ayant progressé de 20% à 12,29 milliards. Alors qu’ils avaient représenté 1,9 % du chiffre d’affaires l’année précédente, les frais de restructurations n’ont pas dépassé 0,6% en 2007, dans la fourchette de 0,5 % à 0,75 % anticipée pour l’avenir. Le résultat net part du groupe ajusté a bondi à un milliard d’euros contre 388 millions en 2006, «hors impact des écritures relatives à la juste valeur des actifs et passifs acquis en 2007», précise le groupe.
Thales, qui a cédé au printemps 2007 ses activités navales à DCNS (héritière des constructions navales) en échange d’une participation de 25%, a en effet intégré à la même période les activités de transport, de sécurité et d’espace d’Alcatel-Lucent rachetées pour 2 milliards d’euros, dont la moitié financée par augmentation de capital. «Si l’on ajoute un cash-flow opérationnel en progression de 23 % à 549 millions et les cessions réalisées, on aboutit à une dette nette fin 2007 de seulement 291 millions d’euros», explique le groupe. La croissance forte et durable de la demande de sécurité, un meilleur équilibre entre les activités militaires et civiles et leur internationalisation grandissante permettront en outre des acquisitions ciblées, notamment «dans les équipements destinés aux infrastructures pour l’énergie», souligne Denis Ranque, réaffirmant que «les conditions n’étaient pas réunies pour rouvrir le dossier Safran».
En dépit de la baisse du dollar qui a eu un impact net négatif de 5 % sur les ventes, Thales a confirmé pour 2008 une croissance organique de 6 % de son activité, une marge opérationnelle courante de 8 % et un Ebit d’au moins 7,25 %. «Les performances de Thales donnent beaucoup de crédibilité aux objectifs 2008 et le titre devrait continuer à surperformer», affirme-t-on chez Natixis, la participation de 21 % détenue par Alcatel suscitant néanmoins quelques préoccupations en raison des difficultés opérationnelles de ce dernier. L’action Thales a ainsi cédé vendredi 2,3 % sur un marché européen en recul de 1,1 %.
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