TCW fait à nouveau l’objet de rumeurs de cession par la Société Générale
Des fonds d’investissement, dont Clayton Dubilier & Rice, seraient entrés en discussion avec les dirigeants de la société de gestion américaine
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Antoine Landrot
Les rumeurs se font plus récurrentes quant à la sortie de TCW du giron de la Société Générale. Selon Reuters, au moins trois firmes de capital-investissement auraient transmis des offres pour cet acteur californien, qui gérait 128 milliards de dollars d’actifs au 31 mars 2012. L’une d’elles serait Clayton Dubilier & Rice. Les offres, entièrement financées, tourneraient autour de 700 millions de dollars. Contactés par L’Agefi, les protagonistes n’ont fait aucun commentaire.
TCW, investi à 58% dans les obligations américaines, est de manière répétée l’objet de rumeurs depuis la crise financière de 2008. «Depuis que la Société Générale a adossé sa gestion à celle du Crédit Agricole pour créer Amundi, TCW ne rentre plus dans la stratégie de la banque », affirme un analyste. La Générale a pris le contrôle de TCW en 2001. Début 2010, la banque en a apporté 20% à Amundi, dont elle ne détient elle-même que 25%.
Mais la filiale a connu des déboires qui ont pu décourager les prétendants. Elle a été en conflit avec d’anciens gérants stars, comme Jeffrey Gundlach, ou des sociétés, comme FGIC à propos de CDS. Elle a aussi subi deux départs d’activités: Crescent Capital (spécialisée dans la dette d’entreprise à haut rendement) et EIG Global Energy Partners.
TCW s’est ressaisi, notamment en acquérant son compatriote MetWest en 2010. Ses actifs sous gestion se sont accrus de 11% au premier trimestre 2012. Les rumeurs repartent. En réponse à l’une d’elle, la Société Générale a démenti toute velléité de vente en novembre dernier, précisant toutefois qu’une introduction en Bourse était envisageable dans deux ou trois ans.
La raison qui pourrait pousser la Générale à accélérer le pas est sa mise en conformité avec les normes de Bâle 3. «TCW gère des fonds pour compte de tiers; sa vente ne libérerait que peu d’actifs pondérés. En revanche elle libérera des fonds propres car sous Bâle 3, détenir une filiale devient plus coûteux en capital», explique un analyste.
En outre, le produit de la vente devrait enrichir les fonds propres de la banque, à condition que le prix de cession de TCW soit supérieur à sa valeur comptable. Or rien n’est moins sûr: l’acquisition du gérant, sur plusieurs années, a coûté environ 1,3 milliard d’euros. Mais beaucoup de banques ou d’assureurs cherchent aujourd’hui à se défaire d’activités de gestion, comme Deutsche Bank ou Dexia.
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