Dans une nouvelle étude, le géant de la réassurance Swiss Re s’intéresse au concept de «répression financière» et à ses conséquences potentiellement néfastes. La Banque de France l’a défini comme englobant «l’obtention par l’État de prêts préférentiels auprès de publics nationaux captifs, le plafonnement explicite ou implicite des taux d’intérêt, la réglementation des mouvements de capitaux transnationaux et, plus généralement, le resserrement des liens entre l’État et les banques, par une participation publique explicite ou par une lourde ‘pression morale’».
Pour Swiss Re, cet impact sur les marchés est «indiscutable». D’abord pour les épargnants, notamment américains. Ces derniers ont perdu 470 milliards de dollars en revenus d’intérêts nets depuis la crise financière. Ensuite, pour les assureurs eux-mêmes. Le rapport estime que les compagnies américaines et européennes ont vu s'échapper quelque 400 milliards de dollars de gains de rendement sur la même période. «Cela correspond actuellement à une ‘taxe’ annuelle moyenne d’environ 0,8% du total des actifs financiers, diminuant la capacité des investisseurs de long terme à orienter les fonds vers l'économie réelle», souligne Swiss Re. Avec à la clé, un risque accru pour la stabilité financière.
En comprimant artificiellement les rendements et en perturbant le fonctionnement des marchés privés, «la répression financière a un effet dissuasif pour les gouvernements chargés de traiter des dossiers prioritaires de politique publique et de faire avancer le calendrier des réformes structurelles», ajoute le document. Et plus les mesures de politique monétaire non conventionnelles se prolongeront, plus la phase de sortie sera difficile à piloter, prévient le réassureur.
Dans ces conditions, Swiss Re appelle à se saisir d’une «fenêtre d’opportunité» dans le domaine des investissements d’infrastructure. «Nous avons besoin d’une classe d’actifs négociables dans le domaine des infrastructures, de façon à ne plus dépendre du secteur public pour les investissements», insiste Guido Fürer, le directeur des investissements de Swiss Re, qui souhaite voir mis en place un «marché efficient de la dette privée d’infrastructure».
Le géant de l'optique a révélé des résultats supérieurs aux attentes en dépit d'un chiffre d'affaires légèrement décevant. L'engouement pour ses lunettes connectées se poursuit.
La griffe italienne a vu ses ventes baisser de 2% en organique au deuxième trimestre, alors que le consensus craignait un recul plus marqué. Le groupe de luxe estime avoir passé un point d'inflexion pour ses activités et maintient l'objectif d'un retour à la croissance pour l'ensemble 2026.
La Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à reporter le débat sur le financement annuel fédéral au-delà des élections de mi-mandat du 3 novembre. Reste à le faire passer au Sénat, où les délais semblent trop courts pour un accord bipartisan
Le secteur du conseil attendait une prise de position de l'Autorité des marchés financiers pour savoir ce qu'il était possible de faire sans agrément MiCA. Alors que certains CIF redoutaient de devoir renoncer à toute forme de conseil, des possibilités existent.
Les résultats du géant du transport maritime ont profité d’une forte hausse des volumes et d’un redressement des prix au deuxième trimestre. De quoi compenser les perturbations dues au conflit en Iran.
Actuel directeur général en charge des opérations de prêt et de conseil de la Banque européenne d'investissement au sein de l'Union européenne, Jean-Christophe Laloux succédera à Marjut Falkstedt à la direction du Fonds européen d'investissement à partir du 1er janvier 2027.
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
Les jeunes Horizons présidés par Marine Cazard laissent place à deux mouvements distincts, a appris l'Opinion. L'un rassemblera les étudiants, l'autre les jeunes actifs avec quatre valeurs en étendard : l'écologie, le féminisme, le souverainisme et le libéralisme. L'objectif pour Edouard Philippe est de combler son retard sur Marine Le Pen dans cet électorat
Face aux incendies qui ravagent la Gironde, Emmanuel Macron promet une « forêt différente » mais la politique erratique de l'Etat et les désaccords entre scientifiques et propriétaires forestiers sont sources de tensions
Tandis que des incendies de forêt incontrôlables ravagent le Sud-Ouest, le gouvernement exhume les dispositifs d'urgence sanitaire de 2020 pour aider les entreprises et les salariés