Schneider a mis l’accent sur la génération de cash-flows
A en croire le groupe, il y a encore du potentiel. Mais déjà les résultats 2007 de Schneider ont mis en avant sa capacité croissante à générer des cash-flows. L’an passé, le cash-flow libre (CFL) s’est élevé à 1,53 milliard d’euros (+38%), représentant 8,8% des ventes contre 8,06% un an plus tôt. Tant et si bien que Schneider revendique un taux de génération du chiffre d’affaires en CFL de 8,7% en moyenne sur cinq ans. Certes, cela reste inférieur aux 12,1% affichés par Legrand sur quatre ans. Il n’empêche que par rapport aux 4,8% réalisés entre 1998 et 2002, les progrès sont manifestes. On peut y voir l’effet de l’amélioration des résultats, la marge d’Ebita ayant, l’an passé, gagné 0,1 point à 14,8%.
Néanmoins, CM-CIC (qui visait 700 millions seulement de CFL) attribue surtout cette performance «à la maîtrise du BFR et à un niveau d’investissement mesuré». Le premier a représenté 20,8% de l’activité (-0,6 point). Quant aux investissements (hors APC), ils se sont élevés à 3,4% des ventes (-0,1 point). Une rigueur qui se retrouve dans d’autres indicateurs. Ainsi, Schneider a converti, en 2007, 97% de son résultat net en CFL (contre 85% en 2006) et 49% de son Ebita (contre 44%).
Schneider a, dès lors, pu contenir sa dette à 4,94 milliards d’euros (48% des fonds propres) et alléger sa situation financière. Son cash-flow opérationnel représente désormais 45% des fonds propres, contre 32% en 2006 (en intégrant APC) et la trésorerie dégagée par le groupe (au sens où l’entend S&P, soit le FFO) atteint 38% de la dette nette contre 27% un an plus tôt.
En théorie, ces progrès devraient être en mesure de soutenir la valorisation. Schneider en a déjà profité en gagnant 95% sur cinq ans en Bourse, soit 23 points de plus que le marché. Néanmoins, et bien qu’ils accordent au titre un potentiel résiduel de près de 25%, les analystes n’ont que très légèrement retouché leurs modèles ces derniers mois. En un an et demi, l’objectif moyen de douze experts n’a progressé que de 4,5%.
Cela s’explique certainement par les doutes qu’entretient la profession sur la conjoncture en 2008. Certains n’hésitent pas en effet à prévoir une marge de 14,5%, voire proche de 13,5%, alors que Schneider parie sur une nouvelle amélioration à 15%. Quoi qu’il en soit, le profil du groupe pourrait bien susciter la convoitise. Une nouvelle rumeur d’offre d’ABB circulait hier sur le marché.
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