Satisfait de son exercice 2007, Candover veut lever 5 milliards d’euros
La firme britannique met à profit le climat actuel pour travailler sur son portefeuille et prospecter l’Asie
Publié le
Antoine Landrot
Jusqu’ici, tout va bien pour Candover : le spécialiste britannique du leveraged buy-out (LBO) européen, dont la structure cotée, Candover PLC, détient à 100% la société de gestion Candover Partners, a publié des résultats en hausse, annoncé la levée de son dixième fonds de LBO et l’ouverture d’un bureau à Hong-Kong, pour le marché asiatique.
En 2007, Candover (y compris la PLC, qui co-investit aux côtés du partnership) a investi 90,5 millions de livres sterling dans quatre opérations : Ferretti, Parques Reunidos, Capital Safety Group et Alma Consulting, la plus grosse transaction réalisée depuis le début de l’été sur le marché français (quelque 800 millions d’euros). En 2008, le néerlandais Stork a été repris pour un montant non négligeable dans le contexte actuel de 1,7 milliard.
Parallèlement, les refinancements et les cessions ont généré 162,4 millions de livres. Un solde positif qui explique, selon Bertrand Finet, directeur chez Candover, la légère prime du titre par rapport à l’actif net: «Le marché a apprécié que nous ayons su profiter de l’orientation du marché» avec, au moins jusqu’à la crise, des valorisations historiquement élevées. L’actif net par action a progressé de 37,4% entre 2006 et 2007, ressortant à 2.065 pence. Le dividende progresse de 11% à 60 pence par action.
Le climat peu propice au LBO ne décourage pas les levées de fonds. Candover a pour sa part démarré la collecte de son dixième véhicule avec un objectif de 5 milliards d’euros - le fonds 2005 étant investi à 72%. Majoritairement concentré sur les entreprises d’Europe occidentale d’une valeur comprise entre 500 millions et 3 milliards d’euros, une allocation (non précisée) sera destinée aux Etats-Unis, à l’Europe de l’Est et, dans une moindre mesure, à l’Asie. Le bureau que Candover vient d’ouvrir à Hong-Kong sera en effet prioritairement destiné à aider les entreprises du portefeuille, dont les deux tiers sont présents sur ce continent, à réaliser des acquisitions.
En effet, le «build-up» sera le mot de l’année pour Candover, comme pour beaucoup de ses homologues. «L’année 2008 sera plus difficile, prévient Bertrand Finet. Nous privilégierons les deals propriétaires par rapport aux processus d’enchères. En outre, nous travaillons beaucoup sur nos participations, notamment les français Alma et Qioptiq. Nous n’avons donc pas de pression à réaliser un LBO.»
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