S&P soulage les marchés en confirmant la notation AAA de MBIA
Toutefois les perspectives restent négatives pour les rehausseurs de crédit pour qui rien n’est encore joué
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Boksenbaum
La décision de Standard & Poor’s et les annonces de MBIA ont soulagé le marché. L’agence de notation a annoncé qu’elle maintenait la note «AAA» de MBIA et que celui-ci n’était plus sous surveillance négative, après que le groupe a réussi à lever 2,6 milliards de dollars de nouveau capital net. S&P a salué la «forte capacité de la direction» à faire face à la situation. Le premier rehausseur a d’autant plus rassuré qu’il a annoncé la suppression de son dividende trimestriel, ce qui devrait lui permettre d’économiser 174 millions de dollars par an. Le PDG de MBIA, Joseph Brown, a annoncé que le groupe allait séparer ses activités de garantie de «municipal bonds» de celles portant sur les produits les plus risqués.
De même, Ambac s’est vu confirmer son triple A par l’agence de notation, mais celui-ci reste sous surveillance en vue d’un possible déclassement. Peter Plaut de Sanno Point Capital Management s’est réjoui de cette situation, pour lui le pire a été évité «pour le premier trimestre». De fait, le titre d’Ambac a fini en hausse de 15,87%, à 12,41 dollars, hier à New York alors que l’action MBIA a gagné 19,7%, à 14,58 dollars.
Toutefois, cela ne signifie pas que la crise est terminée pour les rehausseurs. Moody’s a souligné que MBIA et Ambac restaient sous surveillance, alors que Fitch, qui a déjà dégradé Ambac à «AA», envisage de faire de même avec MBIA. S&P a également précisé que sa perspective de notation pour MBIA demeurait négative, un déclassement est donc toujours envisageable d’ici deux ans. De plus, le PDG du groupe d’Armonk a annoncé qu’il se posait des «questions» au sujet des résultats préliminaires de 2007 annoncés le mois dernier, et qu’il attendait les résultats d’un audit. Il a prévenu que «la route serait chaotique pour les mois à venir et certainement plus longue» que prévue.
MBIA a également indiqué qu’il allait cesser d’inscrire des garanties pour les six mois à venir concernant des titres adossés à des actifs. Par ailleurs, le plan de sauvetage d’Ambac tant attendu en début de semaine, pourrait ne pas intervenir avant la semaine prochaine a indiqué une source proche du dossier, douchant les espoirs des analystes qui espèrent que le rehausseur va lever 3 milliards de dollars de capitaux. Jim Ryan, analyste chez Morningstar, qui pense qu’Ambac devrait suivre l’exemple de MBIA en séparant ses activités, met en garde sur le fait que l’on n’est pas «encore sorti du bois».
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon