La filiale française se concentrera uniquement sur la distribution des produits du groupe. Les deux tiers des effectifs sont concernés
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Alexandre Garabedian
Robeco replie en partie la voilure en France. Paris, centre d’expertise du groupe néerlandais pour la gestion monétaire, va cesser ce métier d’ici au troisième trimestre 2012 de même que ses autres activités de gestion. La filiale française, tout en gardant ce statut juridique, se concentrera désormais exclusivement sur la distribution des fonds de sa maison mère auprès d’une clientèle institutionnelle.
Le groupe tire ainsi la conclusion du changement structurel à l’œuvre dans la gestion monétaire. Cette dernière est de moins en moins rentable. «L’activité est entrée de manière durable dans un environnement de taux bas. Elle subit aussi le mouvement initié à partir des banques en faveur de l’épargne de bilan», explique Ali Ould Rouis, président de Robeco Gestions, la filiale française. Le groupe n’a enfin jamais vraiment réussi à vendre les fonds monétaires gérés à Paris auprès de sa clientèle d’entreprises hors de France.
A fin 2011, Robeco Gestions gérait et distribuait environ 4,3 milliards d’euros. Les fonds monétaires en représentaient 1,1 milliard, dont la moitié pour le compte de clients externes. Paris héberge aussi des expertises de gestion pour de petits fonds actions ouverts, et des fonds de fonds. L’an dernier, la société a enregistré une décollecte nette, liée au monétaire et à la perte d’un mandat de l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp).
«Toutes les options sont ouvertes: soit, à partir d’avril 2012, fusionner les OPCVM avec d’autres fonds du groupe, les transférer à d’autres sociétés de gestion ou les clôturer, précise Ali Ould Rouis. S’agissant des fonds monétaires très court terme, avec des papiers de maturités inférieures ou égales à 3 mois, et de la proportion conséquente d’encours groupe gérés, le processus ne pose pas de risques».
Sur le plan social, la restructuration sera lourde. Une vingtaine de collaborateurs, soit les deux tiers de l’effectif à Paris, sont touchés. Ne resteront que la dizaine de salariés aujourd’hui présents dans les activités commerciales et marketing. Avec environ 3 milliards d’euros d’encours résiduels une fois la restructuration achevée, le nouveau Robeco Gestions se concentrera sur la vente d’autres expertises du groupe, comme les actions value américaines ou l’obligataire à haut rendement.
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