La demande des utilisateurs de bureaux continue en revanche de baisser dans les grandes villes européennes
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Violaine Le Gall
Alors que l’activité locative a continué de baisser dans la plupart des grandes villes européennes, Londres, première métropole à fléchir au début de la crise, fait figure d’exception. Au troisième trimestre, elle était l’une des rares villes où les transactions d’utilisateurs ont progressé. La demande placée dans la zone «Central London» (voir ci-contre) a ainsi enregistré un deuxième trimestre consécutif de croissance.
Les mouvements de rapprochement dans le secteur financier ont particulièrement soutenu l’activité. Nomura a par exemple acquis 44.000 mètres carrés suite au rapprochement de ses équipes avec celles de Lehman Brothers. De même, Blackrock est à la recherche de nouveaux locaux de 28.000 m² afin d’absorber les équipes de Barclays Global Investors. Dans les deux cas, ces transactions se traduiront par une réduction des espaces occupés par les entreprises. Compte tenu des motifs de ces nouvelles transactions et de la mauvaise situation économique du Royaume-Uni, BNP Paribas Real Estate estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur la solidité de la reprise actuelle.
En Europe, l’activité locative a également rebondi à Rome, Amsterdam et Milan. En revanche, dans d’autres grandes villes, la demande des utilisateurs est en baisse. A Madrid, le volume de transactions a atteint son plus bas niveau depuis l’an 2000. Et en Allemagne, Francfort est la ville qui souffre le plus. Pour le deuxième trimestre consécutif, le volume de transactions y est en dessous du niveau enregistré à Berlin.
Dans ce contexte, la baisse des loyers est quasi générale sur un an. A Londres, les loyers des bureaux de la meilleure qualité ont chuté de 35% sur les douze derniers mois. A Paris, ils ont plongé de 16% et à Madrid de 17%.
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