Renault devra afficher plus de 15 % de croissance en 2008 et 2009
Après une hausse des ventes de 2,2 % en 2007, le constructeur français va devoir accélérer s’il veut remplir ses engagements du plan 2009
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Olivier Decarre
L’heure est venue pour Renault de monter en puissance. 2007 a déjà montré des signes de frémissement. En Europe (y compris la France), les ventes ont ainsi progressé de 4,8 % sur le dernier trimestre et même de 8,2 % en décembre. Il n’empêche que 2007 restera une année mitigée avec des ventes mondiales en hausse de 2,2 % (2.487.453 unités). Un chiffre sans grande surprise pour le marché et qui est la synthèse de volumes en repli de 4,1 % en Europe et en hausse de 16,5 % à l’international.
Désormais Renault va devoir confirmer et même amplifier ses performances pour atteindre l’un des objectifs de son plan 2009. A savoir écouler l’an prochain 800.000 voitures de plus qu’en 2005, soit un objectif final de quelque 3,335 millions de véhicules. 2008 sera « une année critique qui sera suivie d’une autre année critique », reconnaît d’ailleurs Patrick Blain, le directeur commercial.
Grâce aux six modèles lancés en 2007 et aux neuf prévus sur 2008, Renault anticipe pour cette année « une hausse des ventes dans chaque région ». Notamment dans un marché européen vu « quasi stable » et où le groupe devrait donc reprendre des parts de marché. Parallèlement, la croissance devrait se poursuivre hors d’Europe de manière « très soutenue ». L’objectif est d’y réaliser 37 % des volumes en 2009 contre 35 % en 2007 et 27 % en 2005.
Au total, le constructeur prévoit « une croissance des ventes de plus de 10 % » en 2008. Une barre qui devra obligatoirement constituer un plancher. « En 2008, si on ne fait pas au moins 10 %, on aura un problème sur les 800.000 (unités supplémentaires en 2009) », admet Patrick Blain. Plus simplement, au vu des chiffres de 2007, l’objectif à 2009 impose une croissance annuelle moyenne d’au moins 15,8 % sur les deux exercices à venir.
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