RCI Banque affiche des performances plus stables que celles de sa maison mère
A la différence de sa maison mère, la «performance intrinsèque» de la banque de Renault, RCI Banque, est «constante», souligne son PDG Philippe Gamba. Si le résultat avant impôts de la banque est en régression de 6% sur l’année, à 460 millions d’euros, ses encours sont quasi stables à 22,9 milliards d’euros contre 23,1 milliards en 2006. Près de 900.000 nouveaux dossiers ont été enregistrés (-5,3%), d’une valeur totale de 9,4 milliards d’euros, majoritairement pour le financement de voitures neuves. «Notre rentabilité, avec un retour sur investissement (ROE) de 15,1% contre 15,0% en 2006, ainsi que notre taux de pénétration moyen sont relativement stables», ajoute Philippe Gamba.
En moyenne, une voiture neuve sur trois vendue par un concessionnaire Renault dans le monde est financée avec un crédit de la banque, qui représente 4,9% de l’activité du constructeur. En revanche, le produit phare de Renault, la Logan (367.745 unités vendues, +48%), n’est pas véritablement synonyme de croissance pour la banque : moins chères à l’achat, seulement 26% des Logans sont achetées à crédit.
Le groupe poursuit par ailleurs son développement à l’international, selon «deux axes». Il renforce les implantations existantes, comme en Grande-Bretagne, où le groupe a racheté auprès de HBoS les 50% de leur joint-venture créée il y a 35 ans. RCI Banque s’implante également dans de nouveaux marchés : en 2007, la banque a ainsi entre autres conclu un partenariat avec Nordéa pour les quatre pays nordiques, comme avec UniCredit Bank en Russie, mieux connue sous son nom d’origine International Moscow Bank (IMB).
«Ces éléments permettront à RCI Banque de maintenir à un niveau élevé, autour de 15% de ROE, sa contribution à la réussite du Renault Contrat 2009», qui prévoit le lancement de neuf nouvelles voitures cette année, estime la banque. Cette dernière a par ailleurs lancé hier officiellement sa carte «cobrandée» créée avec Visa, qui sera «rentable dès la première année», assure le groupe. L’objectif est de mettre 100.000 de ces cartes privatives en circulation en France avant la fin de l’année, dont 70.000 cartes viendront en remplacement de la carte «réserve de poche», dont la commercialisation sera arrêtée le 3 mars prochain. De plus, la carte devrait permettre de tripler les encours dans les trois à quatre années à venir, pour atteindre les 300 millions d’euros.
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