RBS identifie 600 millions d’euros de synergies supplémentaires chez ABN Amro
Même si Royal Bank of Scotland (RBS) aurait pu s’offrir aujourd’hui bien d’autres banques qu’une portion d’ABN Amro pour les mêmes 16 milliards d’euros, la banque écossaise se félicite toujours de sa prise. Depuis le 17 octobre dernier, date où le consortium composé aussi de Fortis et Santander a pris le contrôle d’ABN Amro, elle a déjà identifié 600 millions d’euros de synergies supplémentaires, soit un total de 2,3 milliards d’euros. Toutefois, il y a aussi de moins bonnes surprises. Ainsi, RBS se voit contraint de payer une facture du subprime de 1,3 milliard d’euros (978 millions de livres) au titre de la banque de financement et d’investissement (BFI) d’ABN Amro.
Ce montant s’ajoute aux 2,1 milliards d’euros (1,6 milliard de livres) de dépréciations que RBS passe dans sa propre BFI, soit 525 millions de plus que ce qu’elle avait anticipé en novembre. En cause, son exposition aux monolines, toujours d’environ 2,5 milliards de livres (à comparer à un portefeuille de 3,9 milliards de livres de CDO* et de 8,7 milliards de LBO*), ce qui pourrait signifier d’autres dépréciations cette année, a averti Fred Goodwin, son directeur général. Sur 2007, le bénéfice courant de la banque a tout de même augmenté de 9% à 10,3 milliards de livres (13,5 milliards d’euros), dont 439 millions provenant d’ABN Amro. Son ratio Tier one est de 7,3% et pourrait être renforcé cette année par des ventes d’actifs en propre, comme son activité transport ferroviaire, mais aussi provenant d’ABN Amro.
En plus d’IAM (L’Agefi du 27 févier 2008), Fortis envisagerait de son côté, selon The Telegraph, de vendre sa part, héritée d’ABN Amro, dans le gestionnaire d’actifs anglais Artemis. L’activité de gestion d’actifs au Brésil sera également vendue, pour quelque 200 millions d’euros, à Santander, qui rachète par ailleurs l’activité banque de gros dans le pays auprès de RBS pour 750 millions d’euros. Comme RBS, Fortis - qui publie ses résultats vendredi prochain - a fait le point hier sur l’intégration de ses divisions (banque de détail Pays-Bas, gestion et banque privée). Ces dernières ont réalisé un bénéfice net de 1,4 milliard d’euros (+17%) «traduisant des performances commerciales soutenues avec, à la clé, une hausse des revenus et commissions». Les volumes d’épargne ont notamment augmenté au quatrième trimestre «ABN Amro récupérant les parts de marché perdues précédemment en raison des incertitudes.»
* CDO : collateralized debt obligations ; LBO : leveraged buy-out
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