Le FMI s’inquiète du niveau d’endettement de la France
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Les prêts garantis par l’Etat pèsent 300 milliards d’euros en France, soit 12,4% du PIB de 2019.
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Ministère de l’Economie et des Finances - Facebook
La France doit commencer à élaborer dès à présent un plan pour contenir sa dette lorsque l'économie aura surmonté la crise due au coronavirus, a déclaré mardi le Fonds monétaire international (FMI) qui a publié son rapport annuel (article IV) sur l’Hexagone. Dans sa prévision annuelle, le FMI s’attend en 2021 à un rebond de 5,5% du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie de la zone euro après une contraction de 9% en 2020. Mais la reprise française devrait rester inférieure à la tendance d’avant la crise car la situation financière des entreprises et le chômage élevé vont continuer à peser sur l’activité.
«La dette en France est élevée et nous pensons que le moment est venu d'élaborer et d’approuver un plan d’assainissement budgétaire crédible à moyen terme», a déclaré le chef de la mission du FMI en France, Jeffrey Franks. Il a ajouté que cette initiative ne devrait commencer que si la croissance est positive, que l’activité économique revient à ses niveaux d’avant la crise et que les risques sont atténués.
Hasard du calendrier, l’avertissement du FMI survient le jour même où la France s’endette avec succès à 50 ans à des conditions défiant toute concurrence. Ce nouvel emprunt de référence, qui doit porter un coupon de 0,5%, a attiré une demande record de 75 milliards d’euros de la part des investisseurs.
Dans un communiqué, le ministère de l’Economie reconnaît « partager en particulier l’analyse du FMI sur la nécessité de soutenir les entreprises les plus touchées aussi longtemps que la crise sanitaire durera, la pertinence de mettre en œuvre en parallèle un plan de relance ambitieux, qui favorise le développement d’une économie plus verte, plus compétitive et plus inclusive» et « l’importance d’élaborer dès à présent une stratégie de rééquilibrage des finances publiques, nécessaire à moyen-terme». Mais celle-ci, prévient Bercy, « ne pourra être mise en œuvre qu’une fois la reprise fermement ancrée ».
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