La BCE lance sa revue stratégique
La Banque centrale européenne a annoncé le lancement officiel de sa revue stratégique. Les détails et le calendrier de cette réflexion seront communiqués à partir de 14h30 lors de la conférence de presse de Christine Lagarde, la présidente de la BCE.
Par ailleurs, conformément aux attentes des opérateurs de marché, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas modifié sa politique monétaire lors de la deuxième réunion, ce jeudi, du Conseil des gouverneurs dirigée par Christine Lagarde. Les taux restent inchangés, notamment le taux de la facilité de dépôts à -0,5% et le quantitative easing est poursuivi.
La BCE a décidé que le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0 %, 0,25 % et -0,50 %. Comme lors des communications précédentes, le Conseil des gouverneurs prévoit qu’ils resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu’à ce qu’il ait constaté que les perspectives d’inflation convergent durablement vers un niveau suffisamment proche mais inférieur à 2 % et que cette convergence se reflète de manière cohérente dans la dynamique d’inflation sous-jacente.
Le Conseil des gouverneurs prévoit d’avoir recours au programme de rachat d’actifs (APP) de 20 milliards d’euros mensuels aussi longtemps que nécessaire pour renforcer les effets accommodants de ses taux d’intérêt directeurs et d’y mettre fin peu avant qu’il ne commence à relever les taux directeurs. Il entend poursuivre les réinvestissements, en totalité, des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre de l’APP pendant une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux et aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire.
Plus d'articles du même thème
-
Au Japon, l’inflation poursuit sa trajectoire à la hausse
Les prix à la consommation ont augmenté de 2,1% en septembre, toujours tirés par les prix énergétiques, surtout du gaz, car les carburants et l’électricité profitent encore des subventions gouvernementales. L’inflation sous-jacente progresse également et dépasse les 2% pour la première fois en neuf mois. Le Comité de politique monétaire de la Banque du Japon se réunit la semaine prochaine. -
Les marchés confirment leur appétit pour le dollar au détriment de l’euro
Les positions longues sur le dollar sont remontées en quatre semaines à des niveaux proches des plus hauts en dix ans. Et inversement sur les positions vendeuses contre l’euro ou la livre. -
La banque centrale d’Indonésie cherche la parade
La banque centrale a maintenu son taux directeur mais relevé celui de la rémunération des dépôts et réduit le taux des réserves obligatoires. Ces décisions surprenantes reflètent les défis de la banque. Elle doit apporter une réponse à la fuite des capitaux provoquée par la menace de MSCI de rétrograder le pays en dehors des indices émergents.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester