« Plusieurs raisons militent pour un maintien du statu quo de la BCE en 2010 »
Vincent Guenzi, directeur et responsable de la stratégie d’investissement chez Cholet-Dupont
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Tân Le Quang
L’Agefi : La BCE a opté pour une stratégie de sortie progressive et prudente. Un relèvement du «refi» cette année est-il encore possible selon vous ?
Vincent Guenzi : Plusieurs raisons militent pour que la BCE maintienne son statu quo en 2010: l’absence de pressions inflationnistes, l’atonie de la demande de crédits notamment de la part des particuliers en zone euro, la croissance économique faible et même négative dans certains pays en 2010. De plus, le retour à la rigueur budgétaire dans les pays les plus endettés va avoir un impact récessif sur leur activité domestique mais aussi en zone euro. Comme personne ne souhaite le retour de la récession, les seules marges de manœuvre disponibles pour stimuler un peu la croissance sont le maintien des taux d’intérêt à un bas niveau et une dépréciation de l’euro vis-à-vis du dollar et d’autres devises européennes. Même si la BCE engage sa stratégie de sortie de crise en 2010, elle pourrait en revanche être amenée à conserver ses taux inchangés plus longtemps que prévu.
Quels impacts pourraient avoir le retrait des mesures de rachats d’actifs outre-Atlantique sur les taux longs ?
Il me semble que la Fed assure une communication très précise à ce sujet afin de ne pas surprendre les marchés financiers. Or les taux à 10 ans américains se sont orientés à la hausse depuis plus d’un an mais ils oscillent entre 3,50% et 3,75% depuis plusieurs mois. Cette stabilisation, en dépit de l’arrêt programmé de plusieurs mesures de soutien de la Fed, semble montrer que les taux longs seront surtout sensibles à l’évolution de la croissance économique américaine ou à la hausse des fed funds en 2011.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable