«Plusieurs éléments militent en faveur des actions»
L’Agefi: Au sein des obligations, quel type d’actifs privilégiez-vous?
Malik Haddouk: Si le potentiel de baisse des marchés obligataires nous apparaît aujourd’hui limité, nous militons pour un redéploiement vers des actifs plus attractifs en termes de rendement. Notre préférence va clairement aux obligations de crédit notamment high yield qui profitent de cet environnement de faible croissance et de taux bas. Leurs fondamentaux se sont fortement améliorés et les taux de défaut sont amenés à poursuivre leur baisse. Les spreads se maintiennent à des niveaux relativement élevés comparé à la précédente période d’expansion (2004-2007). Les titres à fort bêta, notamment les financières, ont notre préférence. La stratégie de reflation prônée par les banques centrales et la forte demande en matières premières en provenance des émergents nous incitent à introduire des positions sur les obligations indexées sur l’inflation aux Etats-Unis notamment.
Quelle stratégie pour les actions maintenant?
Nous continuons à maintenir prudemment un biais légèrement positif sur les actions pour la fin de l’année. Plusieurs éléments militent favorablement pour cette classe d’actifs à savoir des croissances bénéficiaires toujours positives avec maintien de marges élevées, une valorisation attractive sur le long terme avec des rendements supérieurs aux rendements des obligations d’Etat, une liquidité abondante et une situation bilancielle des entreprises très saine. Au sein de cette classe d’actifs nous privilégions la zone euro et la zone émergente au détriment des Etats-Unis et du Japon et surpondérons la thématique croissance et haut dividende.
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