Plus d’un tiers du « Panel Taux » croit à une hausse des Fed funds d’ici à six mois
Deutsche Bank et Swiss Life AM voient les taux directeurs américains atteindre un niveau de 0,75 % avant fin octobre
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Tân Le Quang
Retour aux fondamentaux. Une partie du Panel Taux Agefi semble être rassurée sur le profil du rebond économique outre-Atlantique. Près de 35% des participants interrogés avant la publication vendredi de la hausse de 3,2 % du PIB américain au premier trimestre 2010, jouent, ce qui est nouveau, la thèse de la fin de la politique de taux zéro et de l’abandon de la marge de fluctuation de 0-0,25% d’ici à 6 mois. Barclays Capital, Commerzbank, CPR AM, La Banque Postale, Lazard Frères Gestion voient les Fed funds à un niveau de 0,50% d’ici fin octobre, contre 0,75% pour Deutsche Bank et Swiss Life AM.
Dans les minutes du comité de politique monétaire d’avril, la Fed notait une amélioration du marché du travail par rapport à son évaluation du mois de mars. Pour autant, une large majorité de 65% des participants reste ancrée sur le scénario d’un statu quo pour les six prochains mois. D’ailleurs, la Fed n’a pas donné de signal de modification de sa politique monétaire et juge l’inflation toujours modérée. Compte tenu des conditions économiques actuelles, la banque centrale parle toujours du maintien des taux directeurs à un niveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée.
Sur le Vieux Continent, si les récentes statistiques, allant de l’indice de confiance des affaires Ifo en Allemagne aux enquêtes PMI de la zone euro signalent un rebond de l’activité en Europe au cours du premier semestre 2010, ce dernier ne devrait pas être de la même ampleur que celui des Etats-Unis. L’inflation, elle, est restée modérée à +1,5% en avril. D’ailleurs, à la quasi-unanimité, les membres du Panel anticipent une pause monétaire d’ici à 6 mois. Sur cet horizon, Aurel BGC et Swiss Life AM voient le taux de refinancement à 1,50 % et 1,25% respectivement.
L’attentisme paraît logique au vu de la sortie progressive des mesures de liquidités de la BCE, et du regain des tensions lié à la Grèce. Le marché ne changera pas d’opinion avant le retrait, en juillet, du système bancaire des 442 milliards d’euros de fonds injectés par la BCE en juillet 2009, qui, lui, révèlera les besoins de financement des banques. Mais l’allocation de fonds à 3 mois de la banque centrale est ressortie seulement à 4,8 milliards sur les 15 milliards indicatifs, avec 26 demandeurs, traduisant un excès de liquidités dans le système financier.
Concernant le Royaume-Uni qui reste suspendu aux élections du 6 mai, les panélistes n’ont pas changé leurs prévisions de taux pour la Banque d’Angleterre et croient à un statu quo à 0,50 % des taux directeurs.
Dans ce contexte d’immobilisme monétaire, les taux de change ne devraient pas souffrir d’une forte volatilité malgré la Grèce. Les prévisions moyenne à 3 et 6 mois sur l’euro/dollar, le dollar/yen et l’euro/livre restent quasiment identiques à celles d’avril.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
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« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
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