Pioneer veut augmenter d’un quart ses encours en France d’ici trois ans
La société, qui entend profiter de la directive Ucits 4 pour créer des fonds de droit français, vise la barre des 2 milliards d’euros d’actifs
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Virginie Deneuville
Pioneer Investments (Pioneer), qui a lancé fin 2011 un plan stratégique à horizon cinq ans, entend poursuivre son développement en France, où le groupe dispose d’une succursale. «Nous souhaitons atteindre deux milliards d’euros d’encours dans les deux à trois prochaines années», indique Fabien Madar, directeur général des activités du groupe en France. La directive Ucits 4 «va nous permettre, grâce au passeport européen, de créer des fonds de droit français et de répondre à la demande institutionnelle», explique le professionnel, précisant qu’il s’agira exclusivement de fonds dédiés.
Pioneer gère actuellement 1,6 milliard d’euros d’actifs en France, contre 1,5 milliard d’euros à fin 2011 et 1,3 milliard d’euros à fin 2010. «Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à 120 millions d’euros», souligne Fabien Madar, précisant que l’essentiel de cette collecte a été réalisée sur les fonds axés sur les actions américaines et européennes. L’équipe, qui compte douze collaborateurs à Paris, n’est pour le moment pas appelée à évoluer.
Au niveau mondial, le plan stratégique, finalisé en octobre dernier, «évolue dans la bonne voie», explique le nouveau directeur général du groupe, Sandro Pierri. Dans le cadre de ce plan, Pioneer cherche notamment à accroître ses parts de marché en Asie, en Amérique latine, aux Etats-Unis et en Allemagne tout en simplifiant parallèlement son organisation.
Pioneer, filiale de gestion de la banque italienne Unicredit, «a reçu l’approbation pour ouvrir un bureau au Mexique», marché qui représentait la pièce manquante du groupe en Amérique latine, indique Sandro Pierri. En Allemagne, le «développement d’infrastructures de gestion fiduciaire se met en place».
L’ensemble de ces initiatives a vocation à accroître la part des clients externes, un peu plus de 50% des actifs gérés par Pioneer étant actuellement apportés par le réseau d’Unicredit, souligne Sandro Pierri. La banque italienne avait renoncé l’an passé à vendre sa filiale de gestion aux termes d’un processus de cession lancé fin 2010. Pioneer, qui gérait 162 milliards d’euros d’actifs à fin 2011, prévoit un accroissement de «ses encours de 15% à horizon cinq ans», confirme Sandro Pierri.
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