Pergam Finance mise sur l’immobilier américain
Pergam Finance lance un fonds de 75 millions de dollars à investir sur l’immobilier américain, «qui connaît un point d’inflexion depuis six mois», estime Olivier Combastet, associé fondateur de la société de gestion située à Paris. Avec déjà 25 millions de dollars levés via des tickets minimum de 1 million, ce fonds visera un taux de rentabilité interne net de 20%, «à condition de respecter quatre points clés indispensables sur ce marché aujourd’hui: le bon endroit, avec le bon secteur, une allocation flexible associée à un levier modéré, et surtout le bon ‘timing’».
Les opérateurs américains partenaires de Pergam Properties ont commencé à investir dans des centres commerciaux, avec une décote sur la valeur de construction de plus de 60%! Mais ils comptent aussi cibler des bureaux (à New York par exemple), du résidentiel (notamment pour profiter du marché locatif), voire des entrepôts ou équipements industriels.
Cette offre vient compléter l’activité de Pergam Finance, société composée de 16 professionnels qui propose, en parallèle d’une gestion traditionnelle peu risquée sous forme de mandats à moyen terme (pour 400 millions d’euros), des activités non cotées atypiques. Sous forme de mandats d’investissement (pour 70 millions) dans des fonds de private equity américains comme BV Capital (capital-risque), RCP Advisors (fonds de fonds mid-caps) ou Capital Dynamics (fonds de fonds de retournement). Sous forme de conseil en investissement (pour 200 millions) dans un programme d’actifs réels composés essentiellement de 2.000 wagons ou containers pour les transports de marchandises, en partenariat avec la société spécialisée Touax. «Nos investisseurs achètent ces actifs pour les mettre en location avec un risque faible, une couverture contre l’inflation et un rendement régulier», explique Olivier Combastet.
Dans le même esprit, Pergam Finance a lancé depuis 2006, au départ aux côtés de la famille Hirsch actionnaire du géant du négoce Bunge, un programme d’investissement dans les fermes agricoles en Amérique du Sud. Ce programme (de près de 130 millions investis, dont 15% amenés par le groupe CM-CIC) a consisté à créer la société Campos Orientales, spécialisée dans le rachat (en Uruguay et en Argentine pour l’instant) et la restructuration de fermes mal gérées ou peu diversifiées, par exemple en passant de l’élevage à l’agriculture.
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