Percée spectaculaire d’EADS sur le marché de l’aéronautique de défense aux Etats-Unis
Avec Northrop, Airbus remporte devant Boeing un contrat de 35 milliards de dollars pour des avions ravitailleurs,
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Un contrat de 35 milliards de dollars: Airbus, au côté de l’américain Northrop Grumman, vient de remporter une victoire qui lui ouvre une porte sur le marché de la défense aux Etats-Unis, également le premier marché mondial du secteur.
Le contrat, qui devrait s’étendre sur quinze ans, porte sur la fourniture de 179 avions ravitailleurs à l’armée de l’air américaine. Ce succès, annoncé vendredi, a été obtenu aux dépens de l’américain Boeing qui partait pourtant largement favori. Il va faire d’EADS le deuxième fournisseur étranger des Etats-Unis dans le secteur aéronautique, derrière le Britannique BAE Systems. Northrop et EADS, maison mère d’Airbus, «ont clairement fourni la meilleure offre au gouvernement», a déclaré à la presse Sue Payton, responsable des achats d’armes pour l’US Air Force. Le programme est la première étape d’un plan sur plusieurs décennies pour remplacer plus de 500 avions KC-135 utilisés pour notamment pour ravitailler des avions de combat. De futures étapes pourraient porter le coût de la totalité de cette flotte à plus de 100 milliards de dollars, mais les vainqueurs du contrat annoncé vendredi ne sont pas assurés de remporter les suivants.
Le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, a qualifié ce contrat de «succès exceptionnel» , précisant que la part d’EADS représentait «plus de la moitié» de la charge de travail et que l’impact de l’opération sur les résultats financiers du groupe serait étalé dans le temps.«Nous allons installer aux Etats-Unis, en Alabama, dans une ville qui s’appelle Mobile, une chaîne d’assemblage qui assemblera les avions à partir de pièces qui seront pour une partie fabriquées en Europe», a-t-il déclaré. «Cela va être très positif pour nous en termes de croissance», a jugé de son côté le directeur général de Northrop, Ron Sugar.
Le titre Northrop a pris jusqu'à 6% vendredi en après-Bourse après cette annonce. Il avait clôturé à 78,61 dollars sur le Nyse. Le titre Boeing a lui reculé de 3% à 80 dollars après la cloche.
Boeing s’est déclaré déçu par le résultat de l’appel d’offres et n’a pas exclu de lancer un recours contre cette décision. L’annonce du remplacement des ravitailleurs au profit d’Airbus a d’ailleurs fait l’effet d’une bombe au Congrès américain.
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