Pékin fait vœu d’accélérer l’ouverture internationale de son marché boursier continental
Pas de calendrier précis ni d’objectifs quantifiés, certes. Mais la déclaration d’intention est bien réelle : celle émanant de Pékin quant à une ouverture radicale du marché boursier chinois.
Hier, à l’occasion de son discours de prospective sur l’année 2008, le président de l’agence de contrôle des marchés, Shang Fulin, a ainsi jugé que les autorités pourraient « étudier et favoriser le fait que les «red chips» et les autres sociétés étrangères puissent accéder à la cotation sur le marché des titres A ». Ces titres A constituent la première section de cotation à Shanghai et Shenzhen, un compartiment inconnu aux « red chips », ces groupes chinois enregistrés à l’étranger et dont les titres sont négociés à Hongkong.
Shang Fulin entend également soutenir les projets locaux d’introduction en Bourse, notamment de la part des sociétés de courtage, tout comme il vise à encourager la hausse du flottant des titres les plus animés.
Pékin souhaite bien ainsi soutenir la croissance de l’envergure de son marché de capitaux afin de proposer davantage de sources de financement et d’opportunités d’investissement. Autant de mesures évoquées par le président de la Commission chinoise de régulation des marchés de titres (China Securities Regulatory Commission, CSRC) visant également à calmer les esprits quant à la valorisation de la Bourse chinoise. L’an dernier, la valeur de l’indice CSI 300 des valeurs locales A a presque doublé, devançant l’ensemble des principaux marchés de par le monde. Et le nombre de compte-titres ouverts dans le pays s’élève désormais à 92 millions, en forte croissance, selon le régulateur.
Les idées avancées hier ne sont pas neuves, et PricewaterhouseCoopers s’était hasardé au début de ce mois de janvier à envisager une possible cotation des groupes étrangers au cours du second semestre 2008. Le cabinet a prédit une croissance exponentielle du volume des entrées en Bourse chinoise cette année, à 480 milliards de yuans, l’équivalent de 45 milliards d’euros, contre 63 milliards de yuans en 2007.
Hier, l’indice CSI 300 a pourtant cédé 2,5 %, emporté par le repli des valeurs bancaires. Cela à la suite de la décision de la banque centrale de relever, pour la 11e fois depuis début 2007, le taux de réserves obligatoires des banques, à 15 % des dépôts, détournant ainsi des liquidités de la Bourse.
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