Paris et Berlin pressent la Grèce de tenir ses engagements
A deux jours d’une réunion Ecofin, la France et l’Allemagne demandent à Athènes de mettre « pleinement en œuvre » les décisions du 21 juillet
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
George Papandreou et Angela Merkel en février 2011. Photo: Bloomberg News
-
Vingt-cinq minutes, c’est la durée de la conversation téléphonique très attendue qui a réuni hier soir Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Georges Papandréou. Le temps pour le président français et la chancelière allemande de se dire «convaincus» que l’avenir du pays résidait dans la zone euro, selon le communiqué publié à l’issue de cette conversation tripartite. Cette marque de soutien apportée, ils ont aussi souligné qu’il était «plus que jamais indispensable de mettre pleinement en œuvre les décisions adoptées le 21 juillet», tout en rappelant «l’importance qui s’attache à la mise en œuvre stricte et effective du programme de redressement de l'économie grecque». L’accord conclu au cœur de l'été prévoyait une nouvelle enveloppe de fonds publics d’environ 109 milliards d’euros jusqu’à mi-2014, à laquelle se greffent une contribution du secteur privé «estimée à 37 milliards d’euros» et des rachats de dette par la Facilité européenne de stabilité financière (EFSF) pour près de 13 milliards.
Le dérapage continu de la trajectoire budgétaire a conduit le gouvernement grec à annoncer le week-end dernier de nouvelles mesures fiscales, dont une taxe sur l’immobilier. Les inspecteurs de la troïka (BCE, UE, FMI) doivent faire leur retour prochainement à Athènes après la levée d’un désaccord sur l’ampleur et les raisons du retard pris par la Grèce par rapport à la feuille de route tracée dans le cadre du premier plan d’aide en mai 2010. Leur feu vert est indispensable pour le déblocage de la sixième tranche d’aide, d’un montant de 8 milliards d’euros. Georges Papandréou a témoigné hier soir de «la détermination absolue de son gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l’ensemble des engagements souscrits».
Faute d’annonce d’importance hier, l’attention des observateurs va se reporter sur la réunion Ecofin qui se tiendra demain et vendredi en Pologne, et à laquelle assistera exceptionnellement le secrétaire américain au Trésor. Selon un document préparatoire établi par le Comité économique et financier, et qui sera remis aux ministres européens, «la crise est devenue systémique» et il existe «un risque de cercle vicieux entre la dette souveraine, le financement des banques et la croissance négative».
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le leader de Place publique a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle, ce dimanche soir au 20 heures de TF1. Avant de partir à la conquête de l’Elysée, il devra déjouer les manœuvres de ses faux amis socialistes.
Invité à l'université d'été de La France insoumise, le banquier d'affaires s'est affiché comme la caution du programme économique de Jean-Luc Mélenchon, sur la dette notamment
Leaders patronaux et syndicaux veulent se voir pour relancer l'agenda social autonome, avant le grand coup d'envoi de la campagne présidentielle dans laquelle ils comptent bien peser