Paris détaille son plan de rigueur
Quelque 150 nouvelles mesures devraient être présentées mercredi en Conseil des ministres dans l’objectif de dégager 10 milliards d’euros d’économies entre 2011 et 2013. Le Premier ministre François Fillon a annoncé la couleur dès vendredi : «il faudra bien un peu de courage pour mieux cibler nos politiques, qu’il s’agisse du logement, de l’aide aux entreprises, de la Défense ou même de l’Education nationale». François Baroin, ministre du Budget, a enfoncé le clou ce week-end (notre édition d’hier).
Au programme : la suppression de 100.000 postes de fonctionnaires sur 2011-2013 (dont 16.000 dans l’Education nationale), ce qui ramènera les effectifs «au même niveau qu’en 1990» selon François Baroin. Soit un gain annuel de 3 milliards d’euros à l’horizon 2013.
La réduction du train de vie de l’Etat est également visée, avec une baisse des dépenses de fonctionnement et d’intervention de 10% sur 3 ans et «un objectif de -5% dès la première année». Soit 4,5 milliards d’économies, dont 3,5 milliards sur les dépenses d’intervention et 1 milliard sur celles de fonctionnement. A ce titre, plusieurs coupes budgétaires dans les prestations courantes (15 à 20%) et les budgets de communication (20%) sont mentionnées, ainsi que la suppression de quelque 10.000 véhicules de fonction, et la révision du format des cabinets ministériels. Tout le monde devant faire des efforts, les crédits de la Défense seront diminués «de 3 à 5milliards d’euros», de même que le budget de l’Emploi et l’aide aux pays pauvres.
Au total, entre baisse des dépenses et recettes fiscales, ce sont 100 milliards d’eurosque le gouvernementespère dégager à horizon 2013. Un résultat assujetti à une croissance de 2,5% dès 2011. Beaucoup estiment donc que l’objectif est audacieux, pour ne pas dire irréaliste.
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