Son offre s'étend désormais de la TPE à l’entreprise de 5.000 salariés
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Antoine Landrot
Après une année 2007 particulièrement active, Oséo étend ses domaines d’intervention, notamment grâce à l’absorption de l’Agence de l’innovation industrielle (AII) opérée en fin d’année : l'établissement vise désormais aussi les PME à fort potentiel de croissance. Concrètement, ce type d’aide, sous forme de subventions et d’avances remboursables, permettra de soutenir les sociétés employant jusqu'à 5.000 salariés. L’offre permettra ainsi à Oséo de déployer ses « aides sur toute la chaîne, depuis la très petite entreprise jusqu'à la moyenne », explique François Drouin, président de son conseil d’administration depuis trois mois.
Derrière ce mouvement, la volonté est de soutenir le développement d’un Mittelstand à la française, c’est à dire des PME à vocation exportatrice (alors que l’aide publique française se concentre traditionnellement sur les grandes entreprises et la création). L’enveloppe consacrée à ce type d’interventions a été fixée pour 2008 à 300 millions d’euros, à travers le programme « Innovation stratégie industrielle ». Ce dernier a donc vocation à soutenir les projets des sociétés françaises, aussi bien en France qu'à l'étranger. Par ailleurs, le Fonds de garantie international, lancé début 2007, sera renforcé pour atteindre 375 millions d’euros de financements accompagnés.
« Innovation stratégie industrielle » complète le dispositif Oséo Innovation (soutien à l’innovation sous forme de financements, avances remboursables ou d’accompagnement), dont le budget a été fixé à 220 millions d’euros. Quant à Oséo Garantie (destiné aux financements bancaires et aux investissements en fonds propres), il s’est vu doté d’une enveloppe de 280 millions d’euros. D’autres développements sont à l'étude pour 2009, liés notamment aux pôles de compétitivité, dont l’audit a été confié au Boston Consulting Group.
En 2007, Oséo a apporté 366 millions d’euros d’aides à l’innovation sous toutes ces formes (+36 %) et a pris 2,8 milliards de risques (+12 %) pour garantir 6,2 milliards d’euros de prêts bancaires.
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