Nyse Euronext s’ouvre au Brésil pour contrer l'érosion de son activité
Nyse Euronext plie mais ne rompt pas. L’opérateur boursier américain a vu son résultat net chuter de 42% à 108 millions de dollars sur le trimestre achevé fin septembre, pénalisé par une nette baisse de l’activité aux Etats-Unis et en Europe, notamment sur les dérivés. Le recul de 21% du chiffre d’affaires à 559 millions a tiré son résultat d’exploitation vers le bas à 44 cents par action. Le volume quotidien des actions cotées traitées a chuté de 32% sur un an à 5,97 millions au troisième trimestre, selon Bloomberg. Depuis cette période, la volatilité a diminué de manière continue, «atteignant en août 2012 un niveau que l’on n’avait pas vu depuis plusieurs années».
Un résultat néanmoins supérieur au consensus anticipant un bénéfice par action de 41 cents, qui a en outre pâtit d’effets de base défavorables. Le groupe indique être «en avance» sur ses prévisions de baisse des coûts sur l’année 2012, avec la restructuration d’investissements au Qatar, qui permet d’économiser 80 millions de dollars, le rachat de 16 millions d’actions depuis le début de l’année et le refinancement d’une partie de la dette «à des conditions très attractives». Mais la fermeture des marchés américains pendant deux jours fin octobre en raison de l’ouragan Sandy devrait peser sur les résultats du dernier trimestre.
Nyse Euronext est donc à l’offensive sur les marchés émergents. Le groupe a créé une plate-forme de trading commune avec Americas Trading Group sur les actions au Brésil, qui devrait être opérationnelle en 2013. Nommée ATS Brasil, elle pourrait réaliser un investissement initial de 100 millions de dollars, avec le but de capter 15% des transactions d’ici à fin 2014, selon la presse brésilienne.
Un segment en plein développement, mais sur lequel Direct Edge et Bats se cassent déjà les dents, faute de compensation fiable. «Les nouveaux entrants vont capter des parts de marché, mais BM&Fbovespa gardera la part du lion sur le trading et 100% des services post-trading» estime Paulo Ribeiro, analyste chez HSBC.
D’ailleurs, le directeur général d’ATG, Fernando Cohen, a indiqué que cette initiative n’avait pas pour but de concurrencer BM&Fbovespa qui détient un quasi-monopole, mais d’être un acteur complémentaire permettant d’améliorer la liquidité des marchés brésiliens. «Cette initiative devrait accélérer la réduction de coûts en offrant des gains d’efficacité pour les investisseurs».
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