Nyse Euronext et LCH.Clearnet se laissent du temps pour préparer leur avenir
En mai 2010, Nyse Euronext avait annoncé qu’il n’utiliserait plus les services de compensation de LCH.Clearnet pour ses activités de cash et de dérivés à compter de novembre 2012, souhaitant ensuite assurer lui-même ce service. Depuis, les grandes manœuvres dans le secteur boursier européen ont rendu ce plan moins pertinent. Nyse Euronext et Deutsche Börse préparent une fusion dans le cadre de laquelle Eurex, la filiale de l’opérateur allemand, assurerait la compensation des dérivés. Parallèlement, LCH.Clearnet est en pleine réflexion sur l'évolution de son capital, actuellement détenu majoritairement par ses membres. Or, dans ce contexte, Nyse Euronext, avec le fournisseur de données Markit, est en réflexion avancée pour prendre une participation minoritaire dans la chambre de compensation franco-britannique.
Du coup, l’opérateur boursier transatlantique a décidé de se laisser du temps pour préciser sa stratégie en matière de compensation. Nyse Euronext vient de reporter la fin de ses engagements avec LCH.Clearnet de novembre 2012 à juin 2013 pour les activités de dérivés. Celles-ci devraient ensuite être traités par Eurex Clearing. Pour les activités de cash, le couperet est repoussé à décembre 2013. «Dans l’environnement actuel (…) où nous finalisons les rapprochements d’activités prévus avec Deutsche Börse et où LCH.Clearnet étudie ses propres options stratégiques, cette extension donne aux deux parties le temps nécessaire pour que ces stratégies se concrétisent, tout en offrant une stabilité opérationnelle et une continuité de services à nos clients dans l’intervalle», justifie Duncan Niedrauer, directeur général de Nyse Euronext.
Cette prolongation est évidemment bien accueillie par LCH.Clearnet. «Nous travaillons avec (Nyse Euronext) sur un plan à long terme en matière de compensation du cash actions», a précisé Ian Axe, directeur général de la chambre de compensation.
En 2010, Nyse Euronext était le premier client de LCH.Clearnet sur le cash en termes de volume. 186,7 millions d’ordres ont été traités pour l’opérateur transatlantique contre 143 millions pour le London Stock Exchange, qui passe aussi par LCH.Clearnet.
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