«Nous sommes rentrés dans une phase durable de hausse des rendements obligataires»
Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion à La Banque Postale Asset Management
Publié le
Bruno de Roulhac
- L’Agefi: Pourquoi avez-vous sous-pondéré la poche obligataire fin mai ?
- Rachid Medjaoui: Nous assistons à un tournant sur l’évolution des taux d’intérêt obligataires aux Etats-Unis. Si depuis 2009 les phases de tensions marquées des taux longs se sont toutes révélées éphémères, il est probable que nous soyons rentrés dans une phase durable de hausse des rendements obligataires. Le renforcement de la croissance américaine conduira la Fed à réduire son soutien au marché obligataire (fin 2013), puis à débuter un resserrement monétaire classique (fin 2014). Pour autant, nous n’attendons pas in fine de remontées sensibles des taux longs. Au-delà des conditions macroéconomiques mondiales limitées (croissance modérée et inflation faible), la nécessité de faciliter le désendettement des agents économiques, en particulier celui des Etats, obligera les banques centrales à «réguler», et donc à contenir, l’évolution des taux longs. Ainsi, notre vision stratégique de remontée des taux longs pourra être ponctuée par des phases tactiques de repondération des obligations en cas de tensions excessives et rapides.
- Au sein des actions, quels actifs privilégiez-vous ?
- Ce début de sevrage obligataire risque de pénaliser transitoirement les segments de marché qui ont le plus profité des trois assouplissements quantitatifs de la Fed. Aussi, nous continuons de favoriser les actions développées au détriment des émergentes. L’Europe qui a moins bénéficié de ces liquidités est avantagée, comme les actions américaines qui devraient profiter d’un statut de valeur refuge et de l’appréciation du dollar. Nous privilégions durant cette phase de transition les grandes capitalisations plutôt que les moyennes et petites.
Le candidat de droite est arrivé, contre toute attente, largement en tête du premier tour du scrutin présidentiel. Il affrontera l’héritier de l’actuel président Gustavo Preto au second tour, avec une longueur d’avance. Cela rassure les investisseurs qui misent sur un redressement budgétaire et une amélioration des relations avec Washington.
L'entreprise a opté pour la procédure confidentielle, qui lui permet de soumettre son projet d'IPO aux autorités boursières américaines sans rendre public l'ensemble de ses documents financiers.
L’équipementier électrique fournira à SoftBank des modules préfabriqués permettant d’accélérer le déploiement des infrastructures d’IA du groupe nippon dans l’Hexagone.
La neuvième édition du sommet Choose France, et la dernière sous la houlette d’Emmanuel Macron, a récolté un montant total record de 93 milliards d’euros de promesses d’investissements. Au fil des ans, le rendez-vous est parvenu à séduire les investisseurs internationaux. Mais pour des projets qui ne se concrétiseront qu’à moyen ou long terme.
Après plusieurs mois d’incertitude, les sociétés de gestion pourraient bientôt y voir plus clair. Le régulateur prépare une clarification des obligations de contrôle afin de sécuriser le versement de commissions aux distributeurs.
Grâce à une nouvelle base de données de l’OCDE, l’effet des aides massives de la Chine à ses entreprises est matérialisé. De quoi alimenter les discussions sur les mesures de défense à mettre en œuvre pour rétablir un équilibre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Depuis une dizaine d’années, une « mission cinéma » suscite et accompagne des productions audiovisuelles prenant le monde militaire pour cadre principal
Recevant le « prix du courage politique », l’ancien patron de la Fed s'est érigé en vigie de l'indépendance de la Réserve fédérale, désormais présidée par un financier jugé proche de Donald Trump.